Disparition des anneaux de Saturne !

En 2025 nous sommes dans la période de l’équinoxe de Saturne, ce qui ne se produit que tous les 15 ans environ. Cela donne une vision très inhabituelle de cette planète (au télescope car les anneaux ne sont pas visibles dans une simple paire de jumelles), avec des anneaux très « fermés » jusqu’à n’être plus visibles car vus sur la tranche on ne parvient plus à les distinguer vu leur très faible épaisseur (moins de 1km). Cette vision de la planète varie au fil des mois en raison des inclinaisons des orbites de Saturne et de la Terre qui ne sont pas exactement dans le même plan. Les anneaux ont déjà disparu ce printemps mais la planète n’était pratiquement pas observable, trop proche du Soleil dans le ciel. Cet été, les anneaux étaient visibles bien que très « fermés » mais cet automne, notre ligne de visée retrouve de nouveau le plan des anneaux. En octobre, ils n’étaient déjà plus que des traits fins de part et d’autres du limbe mais fin novembre ils disparaîtront complétement, avec un aplatissement maximum le 23. Autour de cette date on ne parviendra plus à les distinguer dans un petit instrument mais leur présence sera encore perceptible comme le fin trait noir formé par leur ombre projetée sur la planète.

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Comme tous les observateurs du ciel, nous savons que la principale difficulté pour apprécier une belle nuit étoilée (et tous les objets diffus qu’elle recèle) est la possibilité de nous prémunir de toutes les pollutions lumineuses produites par nos éclairages trop nombreux et trop puissants. Le but de l’ANPCEN est justement de préserver l’environnement nocturne et de réduire les nuisances lumineuses pour que nous retrouvions enfin de belles nuits noires.

Carte du ciel Memosky : il nous en reste un petit stock. Pour en commander, veuillez nous contacter.

Horaires : tous les horaires indiqués dans nos éphémérides sont pour le site de Saint-Médard de Mussidan (45°01’53″N, 00°19’03″E), en heure légale (celle des montres et horloges). Cliquez sur la boussole pour la carte du Nord.

Lever et coucher du Soleil

Date

Aube

Lever

Coucher

Nuit

1er novembre

6h32

7h37

17h46

18h52

15 novembre

6h49

7h57

17h29

18h37

30 novembre

7h06

8h16

17h19

18h28

Phases de la Lune

Phase

Date

Lever

Coucher

Premier quartier

29 octobre

14h37

23h47

Pleine Lune

5novembre

17h17

9h05 (le 6)

Dernier quartier

12 novembre

23h35 (le 11)

14h23

Nouvelle Lune

20 novembre

8h30

17h03

Premier quartier

28 novembre

13h48

1h11 (le 29)

Phénomènes célestes remarquables du mois (et planètes)

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Date et horaire(s)

Phénomène

Description

Observ.

début de mois

comètes

Les comètes C/2025 A6 Lemmon et C/2025 R2 SWAN qu’on a pu observer en octobre sont encore visibles début novembre. Voir l’article en fin de tableau (section « planètes »).

visuelle

01/11 19h-3h

conjonction

La grosse Lune gibbeuse (80%) est assez proche de Saturne (environ 6°) dont elle s’approche progressivement.

visuelle

02/11 19h-3h

conjonction

La grosse Lune gibbeuse (89%) est assez proche de Saturne (environ 6°) dont elle s’éloigne progressivement. La position des deux astres s’est inversée avec la Lune à l’Est (à gauche) de Saturne ce qui permet de constater le déplacement rapide de notre satellite sur le fond de ciel étoilé alors que la planète est pratiquement immobile (elle effectue sa révolution autour du Soleil, donc grosso modo de nous en environ 30 ans).

visuelle

10/11 22h30-7h30

conjonction

La Lune gibbeuse (74%) se lève assez proche de la brillante Jupiter dont elle se rapproche progressivement au cours de la nuit (environ 4° vers 5h). Le lendemain, les astres sont toujours assez proches mais la Lune sera passée à l’Est de Jupiter.

visuelle

18/11 7h30-8h

conjonction

Si l’on dispose d’un horizon Est très dégagé (seulement 9° de hauteur à 8h), on pourra voir un très fin croissant de Lune gibbeuse (3%) assez proche de la brillante Vénus en train de se lever dans les lueurs de l’aube ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

29/11 18h30-1h30

conjonction

La Lune gibbeuse (65%) est proche de Saturne (environ 3°) dont elle s’approche progressivement.

visuelle

Horaire(s)

Planète

Conditions d’observation

Observ.

Tout le mois

Mercure

Sa proximité du Soleil et sa faible luminosité rendent toujours cette planète difficile à observer et comme elle se couche moins d’une heure après le Soleil et qu’elle n’est pas très lumineuse, il est bien difficile de la percevoir dans les lueurs du crépuscule. ATTENTION AU SOLEIL !

non

Début de mois, après 6h30 (1er) / 7h 150)

Vénus

La planète la plus brillante était encore visible le matin en octobre mais début novembre, elle ne se lève que vers 6h30, environ 1h avant le Soleil donc on ne peut plus l’apercevoir que dans les lueurs de l’aube et cela s’aggravera au fil des jours car elle se rapproche progressivement du Soleil dans le ciel pour finir par disparaître complètement. Elle ne nous reviendra dans le ciel du soir qu’en février. ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

Tout le mois

Mars

Comme Mercure elle se couche moins d’une heure après le Soleil et elle n’est pas très lumineuse en ce moment car très éloignée de la Terre donc il est bien difficile de la percevoir dans les lueurs du crépuscule.  ATTENTION AU SOLEIL !

non

Tout le mois, après 22h30(1er) / 21h(30)

Jupiter

C’est le début de la période d’observation favorable de cette planète car elle se lève plus tôt mais il faut lui laisser le temps de monter assez haut dans le ciel (20° vers 0h30 le 1er, 22h30 le 30). Equipé d’une bonne paire de jumelles, ou mieux d’une petite lunette (ou télescope),il est assez facile de discerner ses 4 principaux satellites dits « galiléens » (car découverts par Galilée en 1610) : Io, Europe, Ganymède et Callisto, leur position variant en quelques dizaines de minutes.

visuelle

Tout le mois, avant
3h30(1er) / 1h(30)

Saturne

C’est la période d’observation favorable de cette planète car elle est déjà assez haute dans le ciel en début de nuit et culmine au Sud de plus en plus tôt (41° vers 22h le 1er, 20 le 30). Pour observer ses anneaux, une paire de jumelles ne suffit pas (grossissement insuffisant) et il faut une petite lunette (ou télescope). Ce mois-ci ils présente une configuration très inhabituelle car nous sommes dans la période d’équinoxe de Saturne, qui ne se produit que tous les 15 ans environ : ils sont très « fermés » au point de n’apparaître que comme des traits fins car nous les voyons pratiquement sur la tranche et ils vont même progressivement disparaître autour du 26/11 car ils sont bien trop fins pour être visibles (moins de 1km) mais si on pourra encore percevoir la projection de leur ombre comme un fin trait noir sur le limbe de la planète.

visuelle

1ère quinzaine, avant 20h15(1er) / 18h45(15)

Comète

La comète C/2025 A6 Lemmon était très lumineuse autour du 20 octobre au point d’être visible à l’oeil nu. Depuis elle s’est progressivement éloignée de la Terre, devenant de plus en plus petite et plus faible, mais comme elle se rapproche encore du Soleil jusqu’au 7 novembre cela peut être partiellement compensé par son réchauffage (activité de dégazage plus importante donc queue augmentant) et un éclairage plus fort. Elle devrait encore être observable aux jumelles jusque vers le milieu du mois car ensuite elle se couche très tôt en début de nuit. Cette carte indique sa position jour après jour : C/2025 A6 en novembre.

jumelles/
télescope

1ère quinzaine, avant 20h15(1er) / 18h45(15)

Comète

La comète C/2025 R2 Lemmon était observable aux jumelles fin octobre. Depuis le 20, elle s’est progressivement éloignée de la Terre (e du Soleil), devenant de plus en plus petite et plus faible, mais elle devrait encore être observable aux jumelles jusque début novembre car ensuite elle deviendra trop faible. Cette carte indique sa position jour après jour : C/2025 R2 en novembre.

jumelles/
télescope

2ème quinzaine, entre 17h50 et 19h30

ISS

A partir du 12 et jusqu’au 5 décembre, la Station Spatiale Internationale (ISS) peut être observée en soirée pour un (ou deux) passage(s), comme un point très lumineux traversant le ciel de l’Ouest vers l’Est, en environ 5-6mn. Les horaires suivants sont ceux du début de l’observation : (12) 18h57, (13) 18h10 et 19h44, (14) 18h55, (15) 18h07 et 19h44, (16) 18h55, (17) 18h06 et 19h44, (18) 18h55, (19) 18h06 et 19h44, (20) 18h55, (21) 18h06 et 19h43, (22) 18h55, (23) 18h06 et 19h43, (24) 18h54, (25) 18h05. (26) 18h53, (27) 18h04 et 19h41, (28) 18h52, (29) 18h03 et 19h40, (30) 18h51, (01/12) 18h02 et 19h41, (02) 18h51, (03) 18h01 et (05) 18h01. Ces horaires varient selon votre localisation géographique. Vous pouvez les vérifier pour votre site sur  Heavens Above

visuelle

ATTENTION AU SOLEIL: il ne faut jamais braquer un instrument optique dans la direction du Soleil, même au lever ou au coucher, car c’est très dangereux pour les yeux (risque de brûlure de la rétine, indolore car la rétine n’est pas sensible à la douleur, mais qui peut conduire à une cécité irréversible). Pour observer une éclipse, des équipement spéciaux (lunettes spéciales, filtres pour les jumelles, lunettes, télescopes, objectifs photo) sont obligatoires

Principales constellations du soir et objets remarquables

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Le Cygne
(Cygnus)

Cette grande constellation de l’été évoque la légende de Leda, reine que Zeus a séduite en se transformant en cygne pour pouvoir l’approcher lors de son bain, avec la complicité de l’aigle. Sa principale étoile, Deneb (littéralement « la queue » du cygne) forme le Triangle de l’été avec Vega et Altaïr. C’est une étoile très remarquable car très éloignée de nous : environ 3.250 années-lumière, c’est à dire que sa lumière qui nous parvient actuellement est partie à l’époque où Ramsès II régnait sur l’Egypte… Pour briller aussi fort (à l’égal d’Altaïr qui n’est qu’à environ 16 al), elle est vraiment très puissante, de l’ordre de 9 millions de fois la taille du Soleil !!! La nébuleuse M27 indiquée ci-dessous est en fait dans la petite constellation du Renard mais elle est facilement située entre Albiréo (belle étoile double figurant les yeux du Cygne) et la petite constellation de la Flèche. C’est le reste d’une supernova (explosion cataclysmique d’une grosse étoile à la fin de sa vie).
Observation aux jumelles* : M27 (nébuleuse)

Le Capricorne
(Capricornus)

Cette constellation du Zodiaque est facilement reconnaissable à sa forme évoquant un peu un coeur. Elle est associée au dieu Pan qui, effrayé par Typhon, plonge dans l’eau pour s’enfuir. Comme sa transformation de bouc en poisson est incomplète, il prend une forme hybride (queue de poisson). Comme dans l’Antiquité, le solstice d’hiver se produisait alors que le Soleil se trouvait dans cette constellation (aujourd’hui, c’est dans le Sagittaire du fait de la précession des équinoxes), le tropique correspondant a pris le nom de Tropique du Capricorne (cercle parallèle à l’équateur où le Soleil est situé au zénith à midi à cette date). 

Le Verseau
(Aquarius) et
Le Poisson Austral
(Piscis Austrinus)

Cette constellation du Zodiaque évoque Ganymède, jeune garçon enlevé par Jupiter pour servir l’eau à sa table. Le Poisson Austral (nommé ainsi pour le distinguer de la constellation des Poissons) nage en remontant le filet d’eau qui s’écoule de la cruche du Verseau. On y trouve l’étoile très brillante (presque égale à Deneb en magnitude) Fomalhaut, « la bouche du poisson » en arabe. Des observations dans l’infrarouge ont démontré la présence autour d’elle d’un disque de « poussière » indiquant que c’est une étoile assez jeune (200 à 300 millions d’années) susceptible de posséder des planètes en orbite (peut-être en cours de formation). Saturne est actuellement dans cette constellation.
Observation aux jumelles* : M2 (amas globulaire)

Pégase
(Pégasus)

Constellation « vedette » du ciel de l’automne. Avec les constellations voisines Céphée, Cassiopée, Andromède, Persée et la Baleine (en fait le « monstre marin » pour les Grecs), il nous raconte la légende d’Andromède. Pégase est né de la rencontre du sang de la Méduse (à la tête tranchée par Persée) et de l’eau de mer. Il est représenté dans le ciel jaillissant de l’eau et les constellations situées sous lui sont des éléments aquatiques (les Poissons et la Baleine). Il est facilement reconnaissable au « grand carré » qu’il forme dans le ciel, vide de toute étoile brillante. L’amas globulaire M15 signalé ci-dessous est assez petit.
Sur la carte nous avons signalé l’étoile 51 de cette constellation (cette numérotation correspond à la cartographie de Flamsteed publiée au XVIIIème siècle par cet astronome anglais contemporain de Newton). En effet, c’est autour d’elle qu’orbite la première exoplanète découverte en 1995 par une équipe franco-suisse à l’aide du télescope de 1,93m de l’Observatoire de Haute-Provence. Une exoplanète est une planète orbitant autour d’une autre étoile que notre Soleil. On ne peut connaître son existence que par des méthodes indirectes, nos technologies actuelles ne permettant pas de les « voir » directement. A ce jour, nous connaissons environ 3.850 exoplanètes, mais environ 2.430 observations sont en attente de confirmation, notamment certaines détectées par les sonde spécialisée Kepler (Nasa) et Corot (ESA). D’après des extrapolations statistiques à partir des exoplanètes découvertes, notre galaxie, la Voie Lactée, compterait probablement au moins 1000 milliards de planètes.
Observation aux jumelles* : M2 (amas globulaire)

Andromède
(Andromeda)

Fille de Céphée et Cassiopée, sa mère qui vanta tant sa beauté qu’elle attira le courroux de Poséïdon sur cette princesse. Vouée à périr sous les crocs du monstre marin, enchaînée à un rocher face à la mer, elle ne dut son salut qu’au courage de Persée (et la rapidité de Pégase). L’objet M31 qu’on y trouve est tout à fait extraordinaire : c’est la grande galaxie la plus proche de nous, mais à près de 2,5 millions d’années-lumière, c’est l’objet le plus lointain que l’on puisse observer à l’œil nu. Si notre vue était plus sensible, nous la verrions comme une très grande ellipse dans le ciel (environ 6 fois la taille de la pleine lune en longueur).
Observation visuelle* : M31 (galaxie)

Persée
(Perseus)

Héros (en grec « le pilleur ») qui a sauvé la vie d’Andromède. D’après la légende, il tombe amoureux de cette princesse et obtient de son père Céphée la promesse de l’épouser s’il arrive à la sauver. La seule solution qu’il trouve alors est d’aller tuer la Méduse, dont la simple vue « pétrifiait » (au sens littéral : « transformait en pierre »), et de lui couper la tête pour la mettre dans un sac. Le sang ayant coulé jusqu’à la mer donna naissance à Pégase sur lequel il chevauche à tire d’ailes pour arriver juste au moment où le monstre marin (la Baleine) allait dévorer Andromède. En sortant la tête de la Méduse du sac, il pétrifie le monstre au moment où il jaillit des flots pour saisir sa victime. Dans le ciel, Persée est représenté tenant à la main la tête de la Méduse figurée par Algol (l’Ogre) et le petit amas qui l’entoure. Il est curieux de noter que la variation d’éclat d’une étoile (en 3j environ ici), mystérieuse dans l’Antiquité a pu conduire à la considérer comme malfaisante ou au contraire admirable (voir Mira de la Baleine). L’objet M34 indiqué ci-dessous est un amas ouvert dont la grande taille rend le repérage très facile, presque à mi-chemin entre l’étoile Gamma d’Andromède (une double orange/bleue intéressante au télescope) et Algol.
Observation visuelle* : M31 (galaxie)

Le Triangle
(Triangulum)

Cette petite constellation serait sans intérêt si on n’y trouvait M33, autre grande galaxie de notre groupe local, comme M31. Située à une distance comparable, elle est plus difficile à voir car elle se présente de face, donc avec une luminosité beaucoup plus diffuse. Elle serait visible à l’œil nu dans un ciel de très bonne qualité (sans pollution lumineuse).
Observation aux jumelles* : M33 (galaxie spirale)

Les Poissons
(Pisces)

Cette constellation du Zodiaque est inspirée de la légende d’Aphrodite et d’Eros qui, effrayés par le monstre Typhon pendant leur bain, se transformèrent en deux poissons attachés par la queue pour ne pas se perdre (c’est aussi de cette façon que les poissons étaient vendus à l’étal du marché dans l’Antiquité). Difficiles à discerner car leurs étoiles ne sont pas très brillantes, ils sont situés de part et d’autre du « grand carré » de Pégase. Le « V » qu’ils forment pointe presque juste sur la fameuse étoile Mira de la Baleine.

La Baleine
(Cetus)

Cette constellation était en fait le « monstre marin » (Cetus, d’où vient « cétacé ») mais les chrétiens et Jonas sont passés par là… Son étoile Mira (l’Admirable, la Magnifique), située en son milieu (et pointée par le « V » des Poissons)est particulièrement remarquable car c’est une étoile variable à période très longue (11 mois environ) qui passe d’une grande brillance à son maximum (analogue aux 7 étoiles principales de la Grande Ourse) à une extinction progressive(invisible à l’œil nu pendant environ la moitié de son cycle). Ce phénomène exceptionnel lui a valu son nom.
Observation visuelle : Mira (étoile variable)

Eridan

Cette constellation très longue et sinueuse figure un fleuve mythique (parfois identifié au Pô, parfois au Rhône) dans lequel serait tombé Phaëton à la fin de sa course aventureuse le jour où il avait tenté de conduire le char de son père Phébus (le Soleil).

Le Bélier
(Aries)

Cette constellation du Zodiaque évoque le fameux bélier qui était couvert de la Toison d’Or que les argonautes allèrent conquérir avec le navire Argo (énorme constellation qui a été découpée en Poupe, Carène et Voiles au XVIIIème sièclepour des raisons pratiques). Jupiter est actuellement dans cette constellation.

Le Taureau
(Taurus)

Inspirée par la légende d’Europe, le Taureau (métamorphose de Zeus pour la séduire) est une constellation du Zodiaque. Elle est caractérisé par le V formé par l’amas très étendu des Hyades qui forme sa tête, avec Aldébaran représentant son œil droit, d’une couleur orangée très caractéristique (c’est une « géante rouge », étoile en fin de vie). Ce rapprochement montre bien le caractère arbitraire des constellations car Aldébaran (65 al environ) est deux fois plus proche que les Hyades (130 al environ) avec lesquels on l’associe. Les Pléïades (M45) sont un petit amas d’étoiles jeunes bleutées (50 à 100 millions d’années seulement) et, suivant son acuité visuelle, on peut distinguer de 5 à9 étoiles à l’œil nu dans ce groupe qui constitue un test. Le Taureau illustre bien l’évolution des étoiles : avec les « jeunes » Pléïades, la « vieille » Aldébaran, et la fameuse nébuleuse du Crabe (M1), véritable « cadavre » stellaire issu de l’explosion violente d’une supernova observée le 4 juillet 1054 par les chinois.
Observation visuelle* : Aldébaran (géante rouge), Les Péïades/ M45 (amas ouvert).
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M1 (nébuleuse, reste de supernova)

Le Cocher
(Auriga)

La référence mythologique grecque de cette constellation n’est pas très claire (multiples versions) et peut-être faut-il plutôt remonter à des sources antérieures pour y voir la référence au « char » que les babyloniens plaçaient à cette endroit en nommant « cocher » son étoile principale. Aujourd’hui nommée Capella (la chèvre) elle est censée représenter la chèvre Amalthée qui servit de nourrice à Zeus. Comme la Voie Lactée traverse cette constellation, on peut y observer de nombreux objets dont les trois amas ouverts signalés ci-dessous (dans l’ordre de leur place dans le ciel, de l’extérieur vers l’intérieur).
Observation aux jumelles* : M37 (amas ouvert), M36 (amas ouvert), M38 (amas ouvert)