Artémis 2 une mission « historique » ?

Si on peut qualifier la mission Artémis 2 « d’historique » au sens d’un jalon important du retour des hommes, ou plutôt des américains, sur la Lune presque 60ans après Apollo, ses résultats ne sont pas aussi « historiques » que la Nasa voudrait le faire croire avec une communication un peu lourdingue. Elle est souvent comparée à Apollo 8 de décembre 1968 puisque dans les deux cas, il s’agissait pour la 1ère fois (ou la 2ème 1ère fois) d’envoyer un équipage en orbite lunaire… du moins pour Apollo 8 qui a effectué 10 orbites à environ 110 km d’altitude en une vingtaine d’heures. Car pour Artémis, ce n’était qu’une très large boucle autour de la Lune sur une trajectoire ramenant automatiquement Orion à la Terre sans correction critique, à l’instar de la malheureuse Apollo 13 dont c’était la seule solution de retour après son accident catastrophique. A plus de 6000 km de la surface lunaire, on ne nous fera pas croire que les astronautes d’Artémis ont eu une vision si précise des reliefs (même au zoom) pour être décisive dans le choix de futurs sites d’alunissage alors que des sondes, comme LRO qui orbite à 50 km, ont prix des milliers de clichés à haute résolution sur lesquels on peut distinguer les « sentiers » laissés par les astronautes d’Apollo. Et le pauvre « coucher de Terre », à cause de la distance un petit croissant de Terre se glissant laborieusement derrière un croissant de Lune, n’a rien à voir avec le surgissement brusque de la belle bille bleue au dessus d’un paysage lunaire gris et désolé, la photo iconique prise par Anders à la fin de leur 3ème passage derrière la Lune ! Bref, Artémis 2 a été une étape importante du programme Artémis pour le test de la capsule Orion et la résistance des astronautes aux radiations loin de la Terre mais le reste nous a été très largement survendu par la Nasa.

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Comme tous les observateurs du ciel, nous savons que la principale difficulté pour apprécier une belle nuit étoilée (et tous les objets diffus qu’elle recèle) est la possibilité de nous prémunir de toutes les pollutions lumineuses produites par nos éclairages trop nombreux et trop puissants. Le but de l’ANPCEN est justement de préserver l’environnement nocturne et de réduire les nuisances lumineuses pour que nous retrouvions enfin de belles nuits noires.

Carte du ciel Memosky : il nous en reste un petit stock. Pour en commander, veuillez nous contacter.

Horaires : tous les horaires indiqués dans nos éphémérides sont pour le site de Saint-Médard de Mussidan (45°01’53″N, 00°19’03″E), en heure légale (celle des montres et horloges). Cliquez sur la boussole pour la carte du Nord.

Lever et coucher du Soleil

Date

Aube

Lever

Coucher

Nuit

1er mai

5h36

6h48

21h04

22h17

15 mai

5h12

6h30

21h21

22h39

31 mai

4h52

6h16

21h38

23h01

Phases de la Lune

Phase

Date

Lever

Coucher

Pleine Lune

1er mai

21h19

6h37 (le 2)

Dernier quartier

9 mai

3h06

12h38

Nouvelle Lune

16 mai

5h11

20h07

Premier quartier

23 mai

13h29

3h07

Pleine Lune

31 mai

22h23

6h25 (le 01/06)

Phénomènes célestes remarquables du mois (et planètes)

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Date et horaire(s)

Phénomène

Description

Observ.

06/05 3h30-5h30

étoiles filantes

C’est la fin de cette nuit que les spécialistes prédisent le maximum de l’essaim des Eta Aquarides, avec peut-être une douzaine à l’heure . Les conditions de visibilité seront médiocres en raison de la faible hauteur du radiant à l’aube (environ 19° vers 5h30) et de la présence d’une grosse Lune gibbeuse au Sud. Même si elles semblent provenir d’un point situé dans la constellation du Verseau, il n’y a pas de direction à privilégier. Pour augmenter les chances d’en voir, le mieux est de s’allonger pour embrasser du regard la plus grande portion de ciel possible. Comme toutes les étoiles filantes, il s’agit de petits corps (le plus souvent de la taille d’un gravier) qui « brûlent » en pénétrant dans la haute atmosphère et proviennent d’un comète ayant laissé ces débris le long de sa trajectoire, plus précisément la comète de Halley pour cet essaim annuel ainsi que pour les Orionides quand la Terre traverse de nouveau son orbite six mois plus tard.

visuelle

18/05 21h30-23h30

conjonction

Dans les lueurs du crépuscule le très fin croissant de Lune (6%) accompagne la très brillante Vénus (à environ 4°) pour aller se coucher. Jupiter complète le tableau (à environ 22° de Vénus).

visuelle

19/05 21h30-23h30

alignement

Après sa conjonction la veille avec Vénus le fin croissant de Lune (13%) est presque juste entre Jupiter (à environ 11°) et Vénus (à environ 10°). Si on a pu observer sa position la veille, cela illustre la vitesse de déplacement de la Lune dans le ciel, et idem le lendemain soir.

visuelle

20/05 21h30-23h30

conjonction

Pour ce 3ème épisode du « ballet » de la Lune et des planètes, le croissant de Lune (23%) domine cette fois la très brillante Jupiter (à environ 4°) alors que Vénus complète le tableau (à environ 20° de Jupiter). Si on a pu observer les jours précédents, cela illustre la vitesse de déplacement de la Lune dans le ciel, environ 15° par jour.

visuelle

Horaire(s)

Planète

Conditions d’observation

Observ.

Fin de mois, avant 22h30 (22)/23h15 (31)

Mercure

Sa proximité du Soleil et sa faible luminosité rendent toujours cette planète difficile à observer. Ce mois-ci elle nous revient le soir dans les lueurs du crépuscule, à partir du 22 eviron . ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

Tout le mois, avant 23h30 (1er) / 0h(31)

Vénus

La planète la plus brillante dans le ciel nous est revenus dans le ciel du soir mi-mars et c’est le 22 mai qu’elle atteindra sa hauteur maximum car si elle continue à s’éloigner du Soleil encore pendant des semaines, son orbite va s’incliner progressivement sur l’horizon.

visuelle

Tout le mois, après 6h(1er) / 5h(31)

Mars

Mars nous revient dans le ciel du matin mais pour ce mois elle reste encore très basse dans les lueurs de l’aube (environ 4° 1h avant le lever du Soleil),

visuelle

Tout le mois, avant 2h30(1er) / 0h30(31)

Jupiter

C’est la fin de la période d’observation favorable de cette planète car en début de nuit, elle n’est plus très haute (44° de hauteur le 1er 1h après le coucher du Soleil) et va disparaître de plus en plus tôt au fil des jours. Il vaut donc mieux l’observer en début de mois et en début de nuit. Equipé d’une bonne paire de jumelles, ou mieux d’une petite lunette (ou télescope),il est assez facile de discerner ses 4 principaux satellites dits « galiléens » (car découverts par Galilée en 1610) : Io, Europe,Ganymède et Callisto, leur position variant en quelques dizaines de minutes.

visuelle

Tout le mois, après
4h(15) / 3h30(31)

Saturne

Comme Mars, cette planète nous revient dans le ciel du matin mais si en début de mois elle ne se lève que 10mn plus tôt, elle s’écarte du Soleil au fil des jours donc se lève de plus en plus tôt et monte plus haut dans le ciel (13° de hauteur le 31 1h avant le lever du Soleil).

visuelle

A partir du 8,
le soir entre
22h30 et 0h30


ISS

Pendant une bonne partie du mois, la Station Spatiale Internationale (ISS) peut être observée en soirée pour un (ou deux) passage(s), comme un point très lumineux traversant le ciel de l’Ouest vers l’Est, en environ 5-6mn. Les horaires suivants sont ceux du début de l’observation : (8) 22h28 et 0h04, (9) 23h16 et 0h06, (10) 22h29 et 0h36, (11) 23h18 et 0h56, (12) 22h31 et 0h08, (13) 23h20 et 0h58, (14) 22h32 et 0h10, (15) 23h22, (16) 22h34 et 0h11, (17) 23h24, (18) 22h36 et 0h13, (19) 23h25, (20) 22h37 et 0h14, (21) 23h26, (22) 22h38 et 0h16, (23) 23h28, (24) 22h40, (25) 23h31 et (26) 22h41. Ces horaires varient selon votre localisation géographique. Vous pouvez les vérifier pour votre site sur Heavens Above

visuelle

ATTENTION AU SOLEIL: il ne faut jamais braquer un instrument optique dans la direction du Soleil, même au lever ou au coucher, car c’est très dangereux pour les yeux (risque de brûlure de la rétine, indolore car la rétine n’est pas sensible à la douleur, mais qui peut conduire à une cécité irréversible). Pour observer une éclipse, des équipement spéciaux (lunettes spéciales, filtres pour les jumelles, lunettes, télescopes, objectifs photo) sont obligatoires

Principales constellations du soir et objets remarquables

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Les Gémeaux
(Gemini)

Inspirée par la légende des deux demi-frères Castor et Pollux, cette constellation du Zodiaque évoquent deux silhouettes humaines côte à côte. Leur nom sont maintenant utilisés pour leur deux étoiles principales figurant leurs têtes. A savoir : pour les nommer sans erreur, il suffit de se souvenir que Castor, avec un « C », est du côté de Capella (du Cocher, voir plus haut). Dans les pieds de Castor, on peut facilement situer l’amas ouvert M35 assez remarquable (analogue à ceux du Cocher). Jupiter est actuellement située dans cette constellation.
Observation visuelle* :  M35 (amas ouvert)

Le Cancer
(Cancer)

C’est déjà une constellation du printemps qui apparaît. Constellation du Zodiaque, le Cancer n’a rien de remarquable car les étoiles qui le composent sont plutôt faibles. C’est surtout l’amas M44, très étendu et perceptible à l’oeil nu, qui permet habituellement de le situer. Mars est situé dans cette constellation la plus grande partie du mois (jusqu’au 25) et traverse l’amas stellaire M44 entre le 3 et le 7.
Observation visuelle* : M44 (amas ouvert)

L’Hydre
(Hydra)

Selon plusieurs légende, ce serait l’Hydre de Lerne, monstre à 9 têtes qui repoussaient quand on les coupait. Elle fut vaincue par Hercule (constellation qui apparaît un peu plus tard dans la ciel). Malgré sa grande taille, cette constellation est assez difficile à identifier dans le ciel à cause de son parcours sinueux (c’est aussi le cas du fleuve Eridan situé près d’Orion). Ses deux constellations voisines, la Coupe et le Corbeau sont beaucoup plus reconnaissables avec leurs contours caractéristiques.

Le Lion
(Leo)

C’est la constellation principale du ciel de printemps, inspirée par le Lion de Némée de la légende d’Hercule. Constellation du Zodiaque, le Lion est facilement reconnaissable à la forme de « faucille » dessinée par les étoiles de sa crinière et de son poitrail. Le ciel du printemps, qui nous éloigne de la Voie Lactée, est propice à l’observation de nombreuses galaxies (voir La Vierge ci-dessous). Plusieurs sont visibles juste sous le Lion et notamment le « couple » constitué par M65 et M66, faciles à situer. Mars entre dans cette constellation le 26.
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M65M66 (galaxies)

La Grande Ourse
(Ursa Major)

Constellation circumpolaire (c’est à dire qui tourne autour de l’étoile polaire sans jamais disparaître sous l’horizon), elle apparaît rarement sur nos cartes orientées au sud. C’est l’une des plus grandes constellations du ciel, beaucoup plus étendue que le « chariot » (ou « casserole ») à laquelle on la réduit souvent par méconnaissance. C’est l’occasion de remarquer que le Lion est juste sous ses pattes. Elle sert de repère principal dans le ciel boréal et c’est à partir d’elle que l’on situe habituellement la polaire (voir carte pour la zone nord). Un autre « alignement » remarquable : en prolongeant l’arc de sa queue (étoiles Megrez-Alioth-Mizar-Alkaïd), on trouve Arcturus puis plus loin Spica, ce qui permet de situer les constellations du Bouvier et de la Vierge. La galaxie indiquée ci-dessous se trouve en fait dans les Chiens de Chasse mais on la trouve depuis Alkaïd. Elle est double (une grosse galaxie « capturant » une plus petite) et distante d’environ 37 millions d’années-lumière.
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M65M66 (galaxie)

La Vierge
(Virgo)

C’est l’autre grande constellation du ciel de printemps. Il ne s’agit pas de la Vierge Marie des chrétiens mais d’une déesse annonçant les moissons (parfois identifiée comme Cérès mais aussi à de nombreuses autres…). Son étoile principale est d’ailleurs nommée Spica (l’épi). Dans cette région du ciel (entre la queue du Lion, la Chevelure de Bérénice et la Vierge), les télescopes permettent d’observer de très nombreuses galaxies, de petite taille apparente étant donnée leur distance importante à nous (dans les 40-50 millions d’années-lumière environ). C’est le fameux « amas de la Vierge », un très large amas de galaxies (plusieurs centaines dans une zone d’environ 7 millions années-lumière) qui se fonde à grande échelle dans le « super-amas » de la Vierge (plusieurs milliers de galaxies dans un rayon de plus de 100 millions d’années-lumière), dont feraient partie également la nôtre (la Voie Lactée) et ses voisines du groupe local (dont M31 et M33).
Observation avec instruments (lunette/télescope) : amas de la Vierge (galaxies)

La Chevelure de
Bérénice
(Coma Berenices)

Selon la légende c’est la longue chevelure que la princesse Bérénice a sacrifiée pour obtenir la victoire de son époux (et son frère) parti à la guerre. Comme pour le Cancer, les étoiles de cette constellation ne sont pas très lumineuses et son identification n’est pas aisée. Dans cette région du ciel plutôt propice à l’observation de galaxies, on peut y voir un bel amas globulaire, c’est à dire un groupe d’étoiles situé hors de notre galaxie (la Voie Lactée) mais très proche d’elle.
Observation aux jumelles* : M53 (amas globulaire)

Le Bouvier
(Bootes)

La référence mythologique de cette constellation est relativement imprécise, soit le surveillant de l’Ourse, soit le guide du « chariot » que les romains voyaient à l’emplacement de la Grande Ourse. Elle est assez facile à reconnaître avec sa forme pointue évoquant un cornet de glace ou une flûte à champagne. Sa pointe, Arcturus, est l’une des étoiles les plus brillantes du ciel : la 4ème de tout le ciel mais la seconde visible dans le ciel boréal, après Sirius (et devançant de peu Vega). En 1635, elle fut la première étoile observée en plein jour avec un télescope (par Morin, astrologue -et astronome- de Louis XIII).
Observation visuelle* : Arcturus (étoile)

La Couronne Boréale
(Corona Borealis)

Cette constellation de la Couronne, dont le qualificatif « boréal » la distingue de son homologue située plus au Sud (dite « australe »), figure bien la forme d’un diadème en demi-cercle avec en son milieu son étoile la plus brillante, Gemma (la perle). Elle est donc facilement identifiable à l’Est du Bouvier. Selon la légende, il s’agit de la couronne de la princesse Ariane (fille de Minos qui a permis à Icare de s’échapper du labyrinthe avec son fameux « fil »). Nous avons indiqué sur la carte l’emplacement de T Coronae Borealis qui devrait apparaître temporairement dans les prochaines semianes quand elle connaîtra son prochain sursaut en nova, comme tous les 80 ans environ.

Hercule
(Hercules)

Cette constellation figure bien entendu le héros légendaire du mythe des douze travaux. Elle est facilement reconnaissable à ses deux trapèzes centraux, l’un assez régulier et l’autre plus « ouvert », qui peuvent figurer un grand « H » comme « Hercule ». Pour se représenter la figure humaine, il faut penser que le héros est représenté tête en bas, le trapèze régulier figurant son « pagne » (ou ses cuisses) et le trapèze le plus large son torse aux épaules impressionnantes. L’une de ses jambes est repliée (donc genou posé au sol) alors que son autre pied repose sur la tête du Dragon qu’il a terrassé, prenant donc une pose assez classique d’un chasseur et de son trophée… L’amas globulaire M13, très facile à situer dans le trapèze régulier, est le plus beau du ciel boréal mais il fait pâle figure à côté du géant du ciel austral, Oméga du Centaure, qui est quatre fois plus étendu. Les amas globulaires sont des groupes d’étoiles détachés de notre galaxie (la Voie Lactée) et situés hors du plan galactique. C’est pourquoi le printemps, quand la Voie Lactée est presque absente du ciel, est favorable à leur observation comme pour les galaxies de l’amas de la Vierge ou du Lion. Mis à part les autres galaxies, ces amas sont donc des objets très éloignés (de l’ordre de 20.000 à 50.000 années-lumière).
Observation aux jumelles* : M13 (amas globulaire)

Ophiuchus et
Le Serpent (Serpens)

Cette immense constellation figure Esculape, le médecin légendaire capable de ressusciter les morts après avoir tué un Serpent, constellation entremêlée avec lui. D’où parfois le nom de « Serpentaire » qu’on lui donne également. Cette constellation nous permet d’évoquer la caractère totalement arbitraire de l’astrologie moderne : du fait de la précession des équinoxes, lente rotation mécanique de l’axe Nord-Sud de la Terre (en environ 26.000 ans), le plan de l’écliptique où se situent Soleil et planètes oscille lentement par rapport aux étoiles donc aux constellations, ce qui décale complètement les véritables repères astronomiques par rapport aux éléments traditionnels de l’astrologie (les 12 constellations du Zodiaque). Actuellement l’écliptique traverse Ophiuchus, ce qui fait de lui la 13ème constellation du Zodiaque et sa traversée par le Soleil est à tort attribuée au Scorpion (où il ne passe réellement que 6 jours). De plus, les passages du Soleil dans les constellations ne correspondent plus aux dates « habituelles » (en fait « antiques ») qu’on leur attribue généralement, le décalage étant d’environ un mois (par exemple un prétendu natif de la Vierge est généralement du Lion). Parmi les amas globulaires observables avant l’été, on trouve M5 dans la partie occidentale du Serpent.
Observation aux jumelles* : M5 (amas globulaire)

La Balance
(Libra)

Cette modeste constellation du Zodiaque faisait initialement partie du Scorpion dont elle constituait les pinces. Elle en a, semble-t-il, été détachée au IIIème siècle avant JC par les Egyptiens pour créer une douzième constellation dans le Zodiaque (et en utilisant le symbole mythique de la pesée des âmes par Anubis). Cette modification pris tout son sens avec les Romains au moment de la réforme du calendrier julien puisque l’équinoxe d’automne (équilibre exact entre jour et nuit) avait lieu à cette époque pendant le passage du Soleil à cet endroit du ciel (aujourd’hui dans la Vierge du fait de la précession des équinoxes).

Le Scorpion
(Scorpio)

Cette constellation du Zodiaque est remarquable par son étoile principale très brillante et rougeâtre, Antarès, qui forme avec les trois étoiles qui la précèdent une forme d’éventail figurant la tête de l’animal. Selon la légende c’est le Scorpion que la déesse Diane envoya pour tuer Orion, ce qui explique les positions opposées (l’une se lève quand l’autre se couche) de ces constellations dans le ciel pour qu’elles ne se rencontrent jamais plus. Antarès, avec sa couleur et son éclat ressemble à Mars, d’où son nom grec qui signifie littéralement « rivale de Mars » (anti-Arès). Juste à côté se situe l’un des plus beau amas globulaire du ciel boréal, pratiquement égal à M13 en taille, dont l’éclat est malheureusement terni par sa brillante voisine.
Observation aux jumelles* : M4 (amas globulaire)