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Le ciel du mois : Mai 2017 (Sud)

ciel05s.jpg
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Date
Aube
Lever
Coucher
Nuit 
1er mai
5h35
6h48
21h04
22h17
15 mai
5h12
6h29
21h21
22h39
31 mai
4h52
6h16
21h38
23h02
Comme tous les observateurs du ciel, nous savons que la principale difficulté pour apprécier une belle nuit étoilée (et tous les objets diffus qu'elle recèle) est la possibilité de nous prémunir de toutes les pollutions lumineuses produites par nos éclairages trop nombreux et trop puissants. Le but de l'ANPCEN est justement de préserver l'environnement nocturne et de réduire les nuisances lumineuses pour que nous retrouvions enfin de belles nuits noires.

Lever et coucher du Soleil

Phases de la Lune

Phase
Date
Lever
Coucher
Premier quartier
3 mai
13h33
3h52 (le 4)
Pleine Lune
10 mai
20h48
7h11 (le 16)
Dernier quartier
19 mai
3h03
13h51
Nouvelle Lune
25 mai
6h25
21h04
Premier quartier
1er juin
13h34
2h59 (le 2)

Phénomènes célestes remarquables du mois (et planètes)

Nota : le mode d'observation proposé est le minimal mais il est évident qu'un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l'oeil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).
Date et horaire(s)
Phénomène
Description
Observation*
06/05 22h30-5h
étoiles
filantes 
C'est dans cette nut que les spécialistes prédisent le maximum de l'essaim des
Eta Aquarides, avec peut-être une quarantaine à l'heure, mais les conditions de
visibilité sont médiiocres avec la grosse Lune gibbeuse (coucher vers 5h20).
Pour augmenter les chances d'en voir, le mieux est de s'allonger pour embrasser
du regard la plus grande portion de ciel possible.Comme toutes les étoiles filantes,
il s'agit de petits corps (le plus souvent de la taille d'un gravier) qui "brûlent" en
pénétrant dans la haute atmosphère.
visuelle
07/05 22h-5h
conjonction
Dès le début de nuit, la grosse Lune gibbeuse (91%) est très proche de la brillante
Jupiter (environ 2°) dont elle s'approche progressivement (minimum 0h-1h).
visuelle
14/05 0h-3h30
conjonction
Après minuit, la grosse Lune gibbeuse (92%) se lève proche de Saturne (environ 3°)
dont elle s'éloigne progressivement.
visuelle
22/05 5h-6h
conjonction
Dans les lueurs de l'aube, le fin croissant de Lune (19%) se lève assez proche de
la très brillante Vénus (environ 7°). Un peu plus tard (vers 5h40) Mercure se lève
pour compléter le tableau (à environ 20°) mais beaucoup plus faible.
ATTENTION AU SOLEIL !
visuelle
Horaire(s)
Planète
Conditions d'observation
Observation*
2ème quinzaine
après 6h (5h30
le 31)
Mercure
Sa proximité du Soleil et sa faible luminosité rendent toujours cette planète difficile
à observer. Elle s'écarte suffisamment du Soleil pour redevenir visible dans le ciel du
matin mais dans de mauvaises conditions car très basse dans les lueurs de l'aube.
ATTENTION AU SOLEIL !
visuelle
Tout le mois, après
5h30 (1er) /
4h30 (31)
Vénus
La très brillante Vénus est revenue en avril dans le ciel du matin et devient visible
de plus en plus tôt comme elle s'écarte progressivement du Soleil. A noter que
dans un télescope son croissant est en début de mois aussi grand que Jupiter..
visuelle
Tout le mois, avant
23h30 (1er) /
23h (31)
Mars
Cette planète est devenue très difficile à observer mais on peut encore l'apercevoir
en soirée avant qu'elle ne se couche. On peut noter son grand déplacement
apparent du voisinage d'Aldébaran au pied de Castor en un mois.
visuelle
Tout le mois avant
6h (1er) / 4h (31)
Jupiter
Cette planète est dans sa période d'observation favorable, surtout en début de nuit
quand elle s'élève vers le méridien (passage à 0h30 le 1er, 22h15 le 31).
Equipé d'une bonne paire de jumelles,ou mieux d'une petite lunette (ou
télescope), il est assez facile de discerner ses 4 principaux satellites dits
"galiléens" (car découverts par Galilée en 1610) : Io, Europe, Ganymède et
Callisto. Leur position varie en quelques dizaines de minutes.
visuelle
Tout le mois après
1h (1er) /
22h30 (31)
Saturne
Cette planète commence à entrer dans une période d'observation favorable après
minuit. Il est préférable de patienter jusqu'à ce qu'elle atteigne 23° de hauteur (sa
culmination en ce moment), soit 5h15 en début de mois (3h15 en fin de mois). Pour
espérer distinguer ses anneaux, il faut disposer d'une petite lunette astronomique
ou d'un télescope (une paire de jumelles ne grossit pas suffisamment).
visuelle
1ère quinzaine
Comète
41P
Cette petite comète bien visible en avril reste observable même si sa magnitude
faiblit rapidement en raison de son éloignement rapide (mag 8 le 4, 9 le 14). On
trouvera sa position jour après jour à l'aide de cette carte : 41P en mai.
jumelles
Tout le mois
Comète
C/2015 V2
Cette autre comète découverte en 2015 s'approche de nous ce qui la rend visible
aux jumelles depuis fin avril, sa magnitude continuant à croitre (7.4 le 1er, 6.7 le
31). Sa position jour après jour sur cette carte : C/2015 V2 en mai.
jumelles
ATTENTION AU SOLEIL: il ne faut jamais braquer un instrument optique dans la direction du Soleil, même au lever ou au coucher, car c'est très dangereux pour les yeux (risque de brûlure de la rétine, indolore car la rétine n'est pas sensible à la douleur, mais qui peut conduire à une cécité irréversible). Pour observer une éclipse, des équipement spéciaux (lunettes spéciales, filtres pour les jumelles, lunettes, télescopes, objectifs photo) sont obligatoires

Principales constellations du soir et objets remarquables

Nota : (*) le mode d'observation proposé est le minimal mais il est évident qu'un équipement plus performant permet une meilleure observation (un objet observable à l'oeil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).
L'Hydre
(Hydra)
Selon plusieurs légende, ce serait l'Hydre de Lerne, monstre à 9 têtes qui repoussaient quand on les coupait. Elle fut vaincue par Hercule (constellation qui apparaît un peu plus tard dans la ciel). Malgré sa grande taille, cette constellation est assez difficile à identifier dans le ciel à cause de son parcours sinueux (c'est aussi le cas du fleuve Eridan situé près d'Orion). Ses deux constellations voisines, la Coupe et le Corbeau sont beaucoup plus reconnaissables avec leurs contours caractéristiques.
Le Cancer
(Cancer)
Constellation du Zodiaque, le Cancer n'a rien de remarquable car les étoiles qui le composent sont plutôt faibles. C'est surtout l'amas M44, très étendu et perceptible à l'oeil nu, qui permet habituellement de le situer.
 Observation visuelle* : M44 (amas ouvert)
Le Lion
(Leo)
C'est la constellation principale du ciel de printemps, inspirée par le Lion de Némée de la légende d'Hercule. Constellation du Zodiaque, le Lion est facilement reconnaissable à la forme de "faucille" dessinée par les étoiles de sa crinière et de son poitrail. Le ciel du printemps, qui nous éloigne de la Voie Lactée, est propice à l'observation de nombreuses galaxies (voir plus bas La Vierge). Plusieurs sont visibles juste sous le Lion et notamment le "couple" constitué par M65 et M66, faciles à situer.
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M65-M66 (galaxies)
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La Vierge
(Virgo)
C'est l'autre grande constellation du ciel de printemps. Il ne s'agit pas de la Vierge Marie des chrétiens mais d'une déesse annonçant les moissons (parfois identifiée comme Cérès mais aussi à de nombreuses autres...). Son étoile principale est d'ailleurs nommée Spica (l'épi). Dans cette région du ciel (entre la queue du Lion, la Chevelure de Bérénice et la Vierge), les télescopes permettent d'observer de très nombreuses galaxies, de petite taille apparente étant donnée leur distance importante à nous (dans les 40-50 millions d'années-lumière environ). C'est le fameux "amas de la Vierge", un très large amas de galaxies (plusieurs centaines dans une zone d'environ 7 millions années-lumière) qui se fonde à grande échelle dans le "super-amas" de la Vierge (plusieurs milliers de galaxies dans un rayon de plus de 100 millions d'années-lumière), dont feraient partie également la nôtre (la Voie Lactée) et ses voisines du groupe local (dont M31 et M33). Actuellement, cette constellation est visitée par la très brillante Jupiter, l'objet le plus brillant des nuits de ce printemps.
Observation avec instruments (lunette/télescope) : amas de la Vierge (galaxies)
La Chevelure de
Bérénice
(Coma Berenices)
Selon la légende c'est la longue chevelure que la princesse Bérénice a sacrifiée pour obtenir la victoire de son époux (et son frère) parti à la guerre. Comme pour le Cancer, les étoiles de cette constellation ne sont pas très lumineuses et son identification n'est pas aisée. Dans cette région du ciel plutôt propice à l'observation de galaxies, on peut y voir un bel amas globulaire, c'est à dire un groupe d'étoiles situé hors de notre galaxie (la Voie Lactée) mais très proche d'elle.
Observation visuelle* : M53 (amas globulaire)

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Le Bouvier
(Bootes)
La référence mythologique de cette constellation est relativement imprécise, soit le surveillant de l'Ourse, soit le guide du "chariot" que les romains voyaient à l'emplacement de la Grande Ourse. Elle est assez facile à reconnaître avec sa forme pointue évoquant un cornet de glace ou une flûte à champagne. Sa pointe, Arcturus, est l'une des étoiles les plus brillantes du ciel : la 4ème de tout le ciel mais la seconde visible dans le ciel boréal, après Sirius (et devançant de peu Vega). En 1635, elle fut la première étoile observée en plein jour avec un télescope (par Morin, astrologue -et astronome- de Louis XIII).
Observation visuelle* : Arcturus (étoile)
La Couronne Boréale
(Corona Borealis)
Cette constellation de la Couronne, dont le qualificatif "boréal" la distingue de son homologue située plus au Sud (dite "australe"), figure bien la forme d'un diadème en demi-cercle avec en son milieu son étoile la plus brillante, Gemma (la perle). Elle est donc facilement identifiable à l'Est du Bouvier. Selon la légende, il s'agit de la couronne de la princesse Ariane (fille de Minos qui a permis à Icare de s'échapper du labyrinthe avec son fameux "fil").
La Grande Ourse
(Ursa Major)
Constellation circumpolaire (c'est à dire qui tourne autour de l'étoile polaire sans jamais disparaître sous l'horizon), elle apparaît rarement sur nos cartes orientées au sud. C'est l'une des plus grandes constellations du ciel, beaucoup plus étendue que le "chariot" (ou "casserole") à laquelle on la réduit souvent par méconnaissance. C'est l'occasion de remarquer que le Lion est juste sous ses pattes. Elle sert de repère principal dans le ciel boréal et c'est à partir d'elle que l'on situe habituellement la polaire (voir carte pour la zone nord). Un autre "alignement" remarquable : en prolongeant l'arc de sa queue (étoiles Megrez-Alioth-Mizar-Alkaïd), on trouve Arcturus puis plus loin Spica, ce qui permet de situer les constellations du Bouvier et de la Vierge. La galaxie indiquée ci-dessous se trouve en fait dans les Chiens de Chasse mais on la trouve depuis Alkaïd. Elle est double (une grosse galaxie "capturant" une plus petite) et distante d'environ 37 millions d'années-lumière.
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M51 (galaxie)
Hercule
(Hercules)
Cette constellation figure bien entendu le héros légendaire du mythe des douze travaux. Elle est facilement reconnaissable à ses deux trapèzes centraux, l'un assez régulier et l'autre plus "ouvert", qui peuvent figurer un grand "H" comme "Hercule". Pour se représenter la figure humaine, il faut penser que le héros est représenté tête en bas, le trapèze régulier figurant son "pagne" (ou ses cuisses) et le trapèze le plus large son torse aux épaules impressionnantes. L'une de ses jambes est repliée (donc genou posé au sol) alors que son autre pied repose sur la tête du Dragon qu'il a terrassé, prenant donc une pose assez classique d'un chasseur et de son trophée... L'amas globulaire M13, très facile à situer dans le trapèze régulier, est le plus beau du ciel boréal mais il fait pâle figure à côté du géant du ciel austral, Oméga du Centaure, qui est quatre fois plus étendu. Les amas globulaires sont des groupes d'étoiles détachés de notre galaxie (la Voie Lactée) et situés hors du plan galactique. C'est pourquoi le printemps, quand la Voie Lactée est presque absente du ciel, est favorable à leur observation comme pour les galaxies de l'amas de la Vierge ou du Lion. Mis à part les autres galaxies, ces amas sont donc des objets très éloignés (de l'ordre de 20.000 à 50.000 années-lumière).
Observation aux jumelles* : M13 (amas globulaire)
Ophiuchus et
Le Serpent (Serpens)
Cette immense constellation figure Esculape, le médecin légendaire capable de ressusciter les morts après avoir tué un Serpent, constellation entremêlée avec lui. D'où parfois le nom de "Serpentaire" qu'on lui donne également. Cette constellation nous permet d'évoquer la caractère totalement arbitraire de l'astrologie moderne : du fait de la précession des équinoxes, lente rotation mécanique de l'axe Nord-Sud de la Terre (en environ 26.000 ans), le plan de l'écliptique où se situent Soleil et planètes oscille lentement par rapport aux étoiles donc aux constellations, ce qui décale complètement les véritables repères astronomiques par rapport aux éléments traditionnels de l'astrologie (les 12 constellations du Zodiaque). Actuellement l'écliptique traverse Ophiuchus, ce qui fait de lui la 13ème constellation du Zodiaque et sa traversée par le Soleil est à tort attribuée au Scorpion (où il ne passe réellement que 6 jours). De plus, les passages du Soleil dans les constellations ne correspondent plus aux dates "habituelles" (en fait "antiques") qu'on leur attribue généralement, le décalage étant d'environ un mois (par exemple un prétendu natif de la Vierge est généralement du Lion). Parmi les amas globulaires observables avant l'été, on trouve M5 dans la partie occidentale du Serpent.
Observation aux jumelles* : M5 (amas globulaire)
La Balance
(Libra)
Cette modeste constellation du Zodiaque faisait initialement partie du Scorpion dont elle constituait les pinces. Elle en a, semble-t-il, été détachée au IIIème siècle avant JC par les Egyptiens pour créer une douzième constellation dans le Zodiaque (et en utilisant le symbole mythique de la pesée des âmes par Anubis). Cette modification pris tout son sens avec les Romains au moment de la réforme du calendrier julien puisque l'équinoxe d'automne (équilibre exact entre jour et nuit) avait lieu à cette époque pendant le passage du Soleil à cet endroit du ciel (aujourd'hui dans la Vierge du fait de la précession des équinoxes).
Le Scorpion
(Scorpio)
Cette constellation du Zodiaque est remarquable par son étoile principale très brillante et rougeâtre, Antarès, qui forme avec les trois étoiles qui la précèdent une forme d'éventail figurant la tête de l'animal. Selon la légende c'est le Scorpion que la déesse Diane envoya pour tuer Orion, ce qui explique les positions opposées (l'une se lève quand l'autre se couche) de ces constellations dans le ciel pour qu'elles ne se rencontrent jamais plus. Antarès, avec sa couleur et son éclat ressemble à Mars, d'où son nom grec qui signifie littéralement "rivale de Mars" (anti-Arès). Juste à côté se situe l'un des plus beau amas globulaire du ciel boréal, pratiquement égal à M13 en taille, dont l'éclat est malheureusement terni par sa brillante voisine.. Actuellement, Saturne si situe à la limite de cette constellation et du Sagittaire qui la suit un peu plus tard dans la nuit.
Observation aux jumelles* : M4 (amas globulaire)
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