1ère image du JWST !

Depuis qu’il est arrivé à sa destination, à environ 1,5 millions de km de la Terre, le James Webb Space Telescope (JWST) a commencé une phase de test et de réglages. Après le réglage individuel de ses 18 segments de miroirs hexagonaux, formant 18 images de la même étoiles sur ses capteurs, l’équipe a fait converger pour la première fois les 18 faisceaux de lumière pour obtenir une seule image produite par son miroir de 6,50m de diamètre. C’est juste une étoile particulièrement brillante dans l’infrarouge et l’image publiée le 16 mars (visible sur le site de la Nasa ou de  Ciel&Espace) n’a rien de spectaculaire mais elle permet de se rassurer sur le bon fonctionnement de ce nouveau télescope spatial. Par contre les nouvelles sont mauvaises dans le domaine de la coopération internationale suite à l’invasion de l’Ukraine puisque la mission européenne ExoMars 2022 ne pourra pas être lancée et se trouve reportée en 2024 (si la coopération avec la Russie pouvait se rétablir d’ici là) voire 2026 ou plus si une nouvelle solution d’atterrisseur martien non russe et un lancement avec Ariane 6 doivent être envisagés. Idem pour le télescope spatial européen Euclid dont le lancement était prévu en 2023.

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Comme tous les observateurs du ciel, nous savons que la principale difficulté pour apprécier une belle nuit étoilée (et tous les objets diffus qu’elle recèle) est la possibilité de nous prémunir de toutes les pollutions lumineuses produites par nos éclairages trop nombreux et trop puissants. Le but de l’ANPCEN est justement de préserver l’environnement nocturne et de réduire les nuisances lumineuses pour que nous retrouvions enfin de belles nuits noires.

Carte du ciel Memosky : il nous en reste un petit stock. Pour en commander, veuillez nous contacter.

Horaires : tous les horaires indiqués dans nos éphémérides sont pour le site de Saint-Médard de Mussidan (45°01’53″N, 00°19’03″E), en heure légale (celle des montres et horloges). Cliquez sur la boussole pour la carte du Nord.

Lever et coucher du Soleil

Date

Aube

Lever

Coucher

Nuit

1er avril

6h35

7h40

20h26

21h31

15 avril

6h07

7h14

20h44

21h52

30 avril

5h38

6h50

21h03

22h15

Phases de la Lune

Phase

Date

Lever

Coucher

Nouvelle Lune

1er avril

8h03

20h47

Premier quartier

9 avril

12h26

4h46 (le 10)

Pleine Lune

16 avril

20h35

7h38 (le 17)

Dernier quartier

23 avril

3h51

12h27

Nouvelle Lune

30 avril

6h47

20h50

Phénomènes célestes remarquables du mois (et planètes)

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Date et horaire(s)

Phénomène

Description

Observ.

03/04 21h30-23h

conjonction

Si on dispose d’un horizon Ouest bien dégagé (seulement 14° de hauteur à 21h30), le fin croissant de Lune (7%) permet de viser aux jumelles ou au télescope la planète lointaine Uranus (à environ 1°), visible dans ces instruments comme un point bleuté tirant sur le vert.

jumelles

05/04 6h-7h

conjonction

Si on dispose d’un horizon Est bien dégagé (seulement 7° de hauteur vers 6h30), on pourra observer le rapprochement très serré (moins de 1°)de Saturne légèrement jaunâtre et Mars bien reconnaissable à sa couleur orangée. Les deux planètes ont un éclat similaire. Les 2 jours précédents et suivants, leur écart est de l’ordre de 1° ou moins. Le tableau est complété par la très brillante Vénus (environ 7° à l’Est) puis plus tard par Jupiter qui se lève peu avant 7h.

visuelle

19/04 6h-6h30

conjonction

Si on dispose d’un horizon Est bien dégagé (Jupiter à seulement 5° vers 6h30), on pourra observer dans les lueurs de l’aube l’alignement de 4 des 5 planètes visibles à l’œil nu dans le ciel, dans l’ordre d’apparition (d’Ouest en Est) : Saturne un peu jaunâtre, Mars bien reconnaissable à sa couleur orangée, la très brillante Vénus et enfin Jupiter plus bas sur l’horizon. Ce matin leur répartition est assez régulière (environ 10-11° d’écart) mais cet alignement est observable déjà les jours précédents (avec Jupiter se levant plus tard) ou même jusqu’à la fin du mois avec une série de conjonctions (voir plus bas).  ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

22/04 22h30-3h

étoiles
filantes

C’est au début de cette nuit que les spécialistes prédisent le maximum de l’essaim des Lyrides, avec peut-être une vingtaine à l’heure mais les conditions de visibilité se dégraderont après le lever de la grosse Lune (63%) pvers 3h. Même si elles semblent provenir d’un point situé dans la constellation de Lyre (d’où leur nom), entre Vega et Hercule, il n’y a pas de direction à privilégier. Pour augmenter les chances d’en voir, le mieux est de s’allonger pour embrasser du regard la plus grande portion de ciel possible. Comme toutes les étoiles filantes, il s’agit de petits corps (le plus souvent de la taille d’un gravier) qui « brûlent » en pénétrant dans la haute atmosphère. A noter que c’est le plus vieille essaim d’étoiles filantes connues car on a des références historiques vieilles de plus de 2.600 ans (687 av JC où des astronomes chinois ont noté leur observation du 16 mars : « au milieu de la nuit des étoiles sont tombées comme de la pluie »).

visuelle

24/04 6h-6h30

conjonction

Le gros croissant de Lune (42%) vient s’ajouter à l’alignement planétaire (voir plus haut), à l’Ouest de Saturne (environ 12°). Les jours suivants, il visite les 4 planètes l’une après l’autre (voir ci-dessous) en passant environ 5° sous la ligne qu’elles forment (l’orbite de la Lune est inclinée d’environ 5° par rapport à l’écliptique).  ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

25/04 5h-6h30

conjonction

C’est aujourd’hui que le gros croissant de Lune (32%) passe au plus près de Saturne (environ 6°).  ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

26/04 5h30-6h30

conjonction

Le croissant de Lune (22%) se lève sous Mars (environ 5°).  ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

27/04 6h-6h30

conjonction

Le fin croissant de Lune (14%) se lève sous le duo de planètes très brillantes Vénus et Jupiter (environ 4°sous Vénus), les trois astres formant un triangle assez régulier.   ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

27-30/04 5h30-6h30

conjonction

Les deux planètes très brillantes Vénus et Jupiter se rapprochent progressivement jour après jour, leur écart diminuant de 4° environ le 27 jusqu’à leur conjonction très serrée (moins de 1°) du 1er mai. Une bonne occasion d’observer le mouvement des planètes, Jupiter se rapprochant pendant le mois de mai de Mars jusqu’à leur conjonction du 29 (moins de 1°).   ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

Horaire(s)

Planète

Conditions d’observation

Observ.

Dernière semaine, avant 23h

Mercure

Sa proximité du Soleil et sa faible luminosité rendent toujours cette planète difficile à observer. Mais ce mois ce sera pratiquement impossible car elle sera en avec le Soleil le 2. Il faut patienter jusqu’à la fin du mois pour la voir réapparaître dans le ciel du soir ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

Tout le mois, après
6h (1er)/5h30 (le 30)

Vénus

Depuis la fin janvier, Vénus nous est revenue dans le ciel du matin, tellement brillante qu’elle reste longtemps visible dans les lueurs de l’aube. Ayant atteint son élongation (écart par rapport au Soleil) ouest maximum le 20 mars, elle est dans une période d’observation favorable. Jour après jour elle se rapproche de Jupiter avec laquelle elle sera en conjonction très serrée (moins de 1°) le 1er mai.

visuelle

Tout le mois, après
6h (1er)/5h (le 30)

Mars

Encore loin de son opposition de la fin d’année, Mars n’est pas très lumineuse (éclat comparable aux étoiles les plus brillantes) mais on peut facilement la reconnaître à sa couleur orangée. Elle est assez proche de Saturne en début de mois (conjonction le 5, voir plus haut).

visuelle

Tout le mois, après
7h (1er)/5h30 (le 30)

Jupiter

Cette planète est de retour dans le ciel du matin mais n’est pas observable dans de bonnes conditions en raison de son lever tardif. et de sa faible hauteur (seulement 9° de hauteur 1/2h avant le lever de Soleil le 30). En fin de mois elle s’approche de Vénus (conjonction le 1er mai). ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

Tout le mois, après
6h (1er) /4h30 (le 30)

Saturne

Cette planète est de retour dans le ciel du matin depuis le mois dernier mais n’est pas encore observable dans de bonnes conditions en raison de son lever tardif même si elle précède largement Jupiter dans le ciel, environ 30° plus à l’Ouest.

visuelle

1ère semaine, en soirée (1h30 après le coucher)

Lumière zodiacale

Quand la nuit noire commence à s’installer, on peut essayer de profiter de l’absence de Lune pour percevoir cette luminosité diffuse inclinée vers l’horizon Ouest. Elle correspond au reflet de la lumière du Soleil sur les poussières peuplant le plan du système solaire, donc suivant l’écliptique dans le ciel.

visuelle

Tout début de mois
le soir entre
21h et 22h30

ISS

Comme fin mars, pendant quelques jours la Station Spatiale Internationale (ISS) peut être observée en soirée pour un (ou deux) passage(s), comme un point très lumineux traversant le ciel de l’Ouest vers l’Est, en environ 5-6mn. Les horaires suivants sont ceux du début de l’observation : (01) 20h56 et 22h33, (02) 21h45, (03) 20h56 et (04) 21h46. Ces horaires varient selon votre localisation géographique. Vous pouvez les vérifier pour votre site sur Heavens Above.

visuelle

ATTENTION AU SOLEIL: il ne faut jamais braquer un instrument optique dans la direction du Soleil, même au lever ou au coucher, car c’est très dangereux pour les yeux (risque de brûlure de la rétine, indolore car la rétine n’est pas sensible à la douleur, mais qui peut conduire à une cécité irréversible). Pour observer une éclipse, des équipement spéciaux (lunettes spéciales, filtres pour les jumelles, lunettes, télescopes, objectifs photo) sont obligatoires

Principales constellations du soir et objets remarquables

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Orion

De l’avis de nombreux astronomes, Orion est la plus belle constellation du ciel avec sa silhouette humaine facilement identifiable. Dans le ciel, ce chasseur affronte le Taureau muni d’une toison et d’une massue. Selon la légende, Diane le fit piquer par le Scorpion pour calmer ses ardeurs amoureuses (ces deux constellations, opposées sur la voûte céleste ne peuvent jamais se voir simultanément). Son amour secret avec Eos (Aurore), déesse des crépuscules, fut révélé par Apollon à leur grande honte et cela expliquerait le rougissement du ciel au crépuscule quand Orion apparaît dans le ciel d’automne. A l’inverse quand le printemps voit disparaître Orion du ciel avant le matin, Aurore pleure son amour absent et cela provoquerait l’apparition de la rosée matinale… Comme Orion est au méridien (plein sud) en milieu de nuit vers Noël, les trois étoiles qui forment sa ceinture sont parfois appelées « les rois mages ». Dans son baudrier se situe la nébuleuse M42, la plus belle et le plus brillante du ciel boréal, où de nouvelles étoiles sont en train de naître. Orion étant la constellation la plus remarquable du ciel d’hiver, on peut facilement repérer toutes ses voisines en parcourant le « Grand G de l’hiver » qui lie les étoiles les plus brillantes du ciel à cette époque : Aldébaran, Capella, Castor, Pollux, Procyon (non visible sur la carte), Sirius, Rigel, Bellatrix et Betelgeuse. On peut remarquer les différences de nuances entre ces étoiles, certaines étant plutôt orangées (Aldébaran et Betelgeuse notamment qui sont de vieilles géantes rouges), d’autres bleutées (Sirius, Rigel et Bellatrix).
Observation aux jumelles* : M37 (amas ouvert), M36 (amas ouvert), M38 (amas ouvert)

Le Cocher
(Auriga)

La référence mythologique grecque de cette constellation n’est pas très claire (multiples versions) et peut-être faut-il plutôt remonter à des sources antérieures pour y voir la référence au « char » que les babyloniens plaçaient à cette endroit en nommant « cocher » son étoile principale. Aujourd’hui nommée Capella (la chèvre) elle est censée représenter la chèvre Amalthée qui servit de nourrice à Zeus. Comme la Voie Lactée traverse cette constellation, on peut y observer de nombreux objets dont les trois amas ouverts signalés ci-dessous (dans l’ordre de leur place dans le ciel, de l’extérieur vers l’intérieur).
Observation aux jumelles* : M41 (amas ouvert), M46>M37 (amas ouvert), M36 (amas ouvert), M47 (amas ouvert)

Les Gémeaux
(Gemini)

Inspirée par la légende des deux demi-frères Castor et Pollux, cette constellation du Zodiaque évoquent deux silhouettes humaines côte à côte. Leur nom sont maintenant utilisés pour leur deux étoiles principales figurant leurs têtes. A savoir : pour les nommer sans erreur, il suffit de se souvenir que Castor, avec un « C « , est du côté de Capella (du Cocher, voir plus haut). Dans les pieds de Castor, on peut facilement situer l’amas ouvert M35 assez remarquable (analogue à ceux du Cocher).
Observation visuelle* : M35 (amas ouvert)

Le Grand Chien
(Canis Major)

La constellation du Chien qui accompagne le chasseur Orion contient Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel nocturne. Appelée auparavant Canicula chez les romains (Canis = chien), elle nous a donné le terme « canicule  » car en cette période la plus chaude de l’été, elle leur apparaissait brièvement à l’aube. Elle est tellement brillante que les turbulences atmosphériques nous la font souvent voir comme dans un clignotement de couleurs variées. Dans la constellation voisine du Petit Chien, l’étoile principale Procyon doit son nom au fait qu’elle se lève un peu avant l’apparition du Grand Chien (Pro Cyon = avant le chien en grec). Comme la Voie Lactée longe le Grand Chien, cette région est riche en amas ouverts (M46 et M47 indiqués ci-dessous sont en fait dans la constellation de la Poupe). Au télescope on peut remarquer que M46, le plus fin des trois, contient une petite nébuleuse planétaire.
Observation visuelle* : M44 (amas ouvert)

Le Cancer
(Cancer)

C’est déjà une constellation du printemps qui apparaît. Constellation du Zodiaque, le Cancer n’a rien de remarquable car les étoiles qui le composent sont plutôt faibles. C’est surtout l’amas M44, très étendu et perceptible à l’oeil nu, qui permet habituellement de le situer.
Observation visuelle* : M44 (amas ouvert)

L’Hydre
(Hydra)

Selon plusieurs légende, ce serait l’Hydre de Lerne, monstre à 9 têtes qui repoussaient quand on les coupait. Elle fut vaincue par Hercule (constellation qui apparaît un peu plus tard dans la ciel). Malgré sa grande taille, cette constellation est assez difficile à identifier dans le ciel à cause de son parcours sinueux (c’est aussi le cas du fleuve Eridan situé près d’Orion). Ses deux constellations voisines, la Coupe et le Corbeau sont beaucoup plus reconnaissables avec leurs contours caractéristiques.

Le Lion
(Leo)

C’est la constellation principale du ciel de printemps, inspirée par le Lion de Némée de la légende d’Hercule. Constellation du Zodiaque, le Lion est facilement reconnaissable à la forme de « faucille  » dessinée par les étoiles de sa crinière et de son poitrail. Le ciel du printemps, qui nous éloigne de la Voie Lactée, est propice à l’observation de nombreuses galaxies (voir La Vierge ci-dessous). Plusieurs sont visibles juste sous le Lion et notamment le « couple  » constitué par M65 et M66, faciles à situer.
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M65M66 (galaxies)

La Vierge
(Virgo)

C’est l’autre grande constellation du ciel de printemps. Il ne s’agit pas de la Vierge Marie des chrétiens mais d’une déesse annonçant les moissons (parfois identifiée comme Cérès mais aussi à de nombreuses autres…). Son étoile principale est d’ailleurs nommée Spica (l’épi). Dans cette région du ciel (entre la queue du Lion, la Chevelure de Bérénice et la Vierge), les télescopes permettent d’observer de très nombreuses galaxies, de petite taille apparente étant donnée leur distance importante à nous (dans les 40-50 millions d’années-lumière environ). C’est le fameux « amas de la Vierge « , un très large amas de galaxies (plusieurs centaines dans une zone d’environ 7 millions années-lumière) qui se fonde à grande échelle dans le « super-amas  » de la Vierge (plusieurs milliers de galaxies dans un rayon de plus de 100 millions d’années-lumière), dont feraient partie également la nôtre (la Voie Lactée) et ses voisines du groupe local (dont M31 et M33).
Observation avec instruments (lunette/télescope) : amas de la Vierge (galaxies)

La Chevelure de
Bérénice
(Coma Berenices)

Selon la légende c’est la longue chevelure que la princesse Bérénice a sacrifiée pour obtenir la victoire de son époux (et son frère) parti à la guerre. Comme pour le Cancer, les étoiles de cette constellation ne sont pas très lumineuses et son identification n’est pas aisée. Dans cette région du ciel plutôt propice à l’observation de galaxies, on peut y voir un bel amas globulaire, c’est à dire un groupe d’étoiles situé hors de notre galaxie (la Voie Lactée) mais très proche d’elle.
Observation aux jumelles* : M53 (amas globulaire)

Le Bouvier
(Bootes)

La référence mythologique de cette constellation est relativement imprécise, soit le surveillant de l’Ourse, soit le guide du « chariot  » que les romains voyaient à l’emplacement de la Grande Ourse. Elle est assez facile à reconnaître avec sa forme pointue évoquant un cornet de glace ou une flûte à champagne. Sa pointe, Arcturus, est l’une des étoiles les plus brillantes du ciel : la 4ème de tout le ciel mais la seconde visible dans le ciel boréal, après Sirius (et devançant de peu Vega). En 1635, elle fut la première étoile observée en plein jour avec un télescope (par Morin, astrologue -et astronome- de Louis XIII).
Observation visuelle* : Arcturus (étoile)

La Couronne Boréale
(Corona Borealis)

Cette constellation de la Couronne, dont le qualificatif « boréal  » la distingue de son homologue située plus au Sud (dite « australe « ), figure bien la forme d’un diadème en demi-cercle avec en son milieu son étoile la plus brillante, Gemma (la perle). Elle est donc facilement identifiable à l’Est du Bouvier. Selon la légende, il s’agit de la couronne de la princesse Ariane (fille de Minos qui a permis à Icare de s’échapper du labyrinthe avec son fameux « fil « ).

La Grande Ourse
(Ursa Major)

Constellation circumpolaire (c’est à dire qui tourne autour de l’étoile polaire sans jamais disparaître sous l’horizon), elle apparaît rarement sur nos cartes orientées au sud. C’est l’une des plus grandes constellations du ciel, beaucoup plus étendue que le « chariot  » (ou « casserole « ) à laquelle on la réduit souvent par méconnaissance. C’est l’occasion de remarquer que le Lion est juste sous ses pattes. Elle sert de repère principal dans le ciel boréal et c’est à partir d’elle que l’on situe habituellement la polaire (voir carte pour la zone nord). Un autre « alignement  » remarquable : en prolongeant l’arc de sa queue (étoiles Megrez-Alioth-Mizar-Alkaïd), on trouve Arcturus puis plus loin Spica, ce qui permet de situer les constellations du Bouvier et de la Vierge. La galaxie indiquée ci-dessous se trouve en fait dans les Chiens de Chasse mais on la trouve depuis Alkaïd. Elle est double (une grosse galaxie « capturant  » une plus petite) et distante d’environ 37 millions d’années-lumière.
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M51 (galaxie)