Perseverance est bien arrivé sur Mars !

Le 18 février dernier, nous avons pu suivre en direct la descente du nouveau rover martien de la Nasa jusqu’à son atterrissage en douceur réussi. C’est un exploit car près de la moitié des atterrisseurs se sont écrasés sur le sol de la planète rouge depuis qu’on essaie de l’explorer. Cette mission est cruciale car ses instruments dont destinés à essayer de détecter des indices d’une présence de vie, présente ou passée et à plus long terme, les échantillons qu’elle recueillera doivent être rapportés sur Terre pour analyse, sans doute vers 2031, à l’aide des futures missions SRL et ERO fruits d’une coopération Nasa/ESA. Même si sur le plan médiatique c’est Perseverance qui a largement retenu l’attention des médias, il ne faudrait pas oublier les deux autres sondes spatiales qui se sont placées en orbite autour de Mars quelques jours plus tôt, le 9 et 10 février : Al-Almal (« espoir ») des Emirats arabes unis, un orbiteur qui doit observer les variations de l’atmosphère martienne selon les alternances jour/nuit et les saisons, et la chinoise Tianwen-1 qui comporte un atterrisseur dérivés des sondes lunaires Chang’e et un rover inspiré des Yutu lunaires, dont on attend avec impatience la descente vers le sol martien, plus tard ce printemps.

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Comme tous les observateurs du ciel, nous savons que la principale difficulté pour apprécier une belle nuit étoilée (et tous les objets diffus qu’elle recèle) est la possibilité de nous prémunir de toutes les pollutions lumineuses produites par nos éclairages trop nombreux et trop puissants. Le but de l’ANPCEN est justement de préserver l’environnement nocturne et de réduire les nuisances lumineuses pour que nous retrouvions enfin de belles nuits noires.

Carte du ciel Memosky : il nous en reste un petit stock. Pour en commander, veuillez nous contacter.

Horaires : tous les horaires indiqués dans nos éphémérides sont pour le site de Saint-Médard de Mussidan (45°01’53″N, 00°19’03″E), en heure légale (celle des montres et horloges). Cliquez sur la boussole pour la carte du Nord.

Lever et coucher du Soleil

(*) heure d’été

Date

Aube

Lever

Coucher

Nuit

1er mars

6h33

7h37

18h46

19h50

15 mars

6h08

7h11

19h05

20h08

31 mars*

6h36*

7h41*

20h25*

21h30*

Phases de la Lune

(*) heure d’été

Phase

Date

Lever

Coucher

Pleine Lune

27 février

18h57

8h36 (le 28)

Dernier quartier

6 mars

2h41

12h27 (le 7)

Nouvelle Lune

13 mars

7h43

19h06

Premier quartier

21 mars

11h08

3h23

Pleine Lune

28 mars*

20h06*

8h25* (le 29)

Phénomènes célestes remarquables du mois (et planètes)

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope). (*) heure d’été.

Date et horaire(s)

Phénomène

Description

Observ.

03/03 20h-1h30

rapprochement

Dès le début de nuit on peut observer Mars, bien reconnaissable à sa couleur orangée, qui passe au plus proche de l’amas des Pléïades (environ 3°) pour cette année. Aldébaran, l’étoile principale du Taureau, aussi de couleur orangée, complète le tableau un peu plus à l’Est.

visuelle

05/03 6h30-7h

conjonction

Si l’on dispose d’un horizon Est bien dégagé (seulement 5° de hauteur 1/2h avant le lever du Soleil), on peut essayer d’observer le rapprochement très serré (environ de 0,2°) entre Mercure et Jupiter dans les lueurs de l’aube.

visuelle

09/03 6h-7h

alignement

Si l’on dispose d’un horizon Est bien dégagé (seulement 6° de hauteur pour Jupiter 1/2h avant le lever du Soleil), on peut essayer d’observer dans les lueurs de l’aube  le lever successif du croissant de Lune (18%), Saturne et Jupiter en environ 1/2h, suivi de Mercure. L’alignement de ces planètes permet de matérialiser le tracé de l’écliptique (le grand cercle où les planètes semble se mouvoir dans le ciel.

visuelle

10/03 6h30-7h

conjonction

Si l’on dispose d’un horizon Est bien dégagé (seulement 5° de hauteur pour la Lune 1/2h avant le lever du Soleil), on peut essayer d’observer dans les lueurs le triangle formé par Saturne,  le fin croissant de Lune (10%) et Jupiter, écartés d’environ 6° les uns des autres. Mercure complète se tableau plus à l’Est. Le lendemain (11/03), un très fin croissant de Lune (5%) sera proche de cette planète (environ 5°) mais cette conjonction sera presque impossible à observer, la Lune se levant seulement 25mn avant le Soleil.

visuelle

19/03 20h-0h

conjonction

Le gros croissant de Lune (33%) est proche de Mars (environ 2°) et pase progressivement entre cette planètes et Aldébaran un peu plus à l’Est (environ 5°), l’étoile principale de la constellation du Taureau, également de couleur orangée.

visuelle

20/03 10h37m30s

équinoxe

Equinoxe de Printemps : dans sa course apparente dans le ciel le long de l’écliptique, le Soleil coupe l’équateur de la Terre. Partout, il y a exactement 12h de jour et 12h de nuit (la nuit est égale au jour, d’où le terme « equi-noxe » signifiant « nuit égale »). C’est l’un des deux seuls jours de l’année (avec l’équinoxe d’automne, en général le 22 septembre) où le Soleil se lève exactement à l’Est et se couche exactement à l’Ouest. Tous les autres jours, il est décalé vers le Nord (au printemps et en été), ou le Sud (en automne et en hiver).
C’est l’inclinaison de l’écliptique par rapport à l’équateur (donc en réalité celle de l’axe de rotation de la Terre par rapport à son orbite autour du Soleil) qui provoque le phénomène des saisons : selon que le Soleil est au-dessus ou au-dessous de l’équateur, les jours sont plus longs ou plus courts que les nuits, et l’intensité du rayonnement solaire plus ou moins fort (plus les rayons sont obliques, moins ils sont efficaces), d’où une température moyenne plus ou moins forte. Bien entendu, le phénomène est inverse dans l’hémisphère sud (quand le soleil est au-dessus de l’équateur pour nous, il est en dessous pour eux).

calendrier

21/03 20h-1h

Rapprochement

C’est ce soir que Mars passe au plus près (environ 7°) d’Aldébaran, l’étoile principale de la constellation du Taureau, également de couleur orangée. L’amas des Pléïades complète le tableau un peu plus à l’Ouest (à environ 10° de Mars).

visuelle

28/03 1h59-3h

heure d’été

Changement d’heure : dans la nuit de samedi à dimanche, nous passons à l’heure d’été (à 2h, on avance les horloges à 3h). Cette disposition n’arien d’un phénomène astronomique car elle correspond juste à la volonté d’économiser sur la consommation électrique en bénéficiant de soirées plus longues. Pour les astronomes, c’est surtout un inconvénient car la nuit survient 1h plus tard à notre montre, nous obligeant à veiller plus tard avant de pouvoir observer le ciel nocturne.

calendrier

Horaire(s)

Planète

Conditions d’observation

Observ.

1ère quinzaine,
après 6h30

Mercure

Sa proximité du Soleil et sa faible luminosité rendent toujours cette planète difficile à observer. Atteignant son élongation (écart au Soleil) Ouest maximum le 06/03, elle réapparait dans le ciel de l’aube où on peut l’observer assez difficilement en raison de sa très faible hauteur au-dessus de l’horizon Est (seulement 5° le 06/03 1/2h avant le lever du Soleil) . ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

Tout le mois

Vénus

Depuis la mi-janvier, Vénus est trop proche du Soleil pour être encore observable dans le ciel du matin. Elle nous reviendra dans le ciel du soir en vers la fin juin.

non

Tout le mois, avant 1h30 (1er) / 1h (27)
/ 2h* (28-31)

Mars

C’est la seule planète encore observable le soir en cette période, ayant déjà dépassé le sud en début de nuit mais elle s’est beaucoup éloignée de nous depuis l’opposition d’octobre, ce qui la rend très petite dans les instruments. Son éclat a aussi beaucoup diminué (0,9-1,3), ce qui la rend comparable aux étoiles les plus brillantes dessinant les constellations mais elle est bien reconnaissable à sa couleur orangée.

visuelle

Tout le mois, après
6h45 (1er) / 5h30
(27) / 6h* (31)

Jupiter

Cette planète de retour dans le ciel du matin depuis fin février n’est pas encore observable dans de bonnes conditions en raison de son lever tardif. et de sa faible hauteur (seulement 10° 1/2h avant le lever de Soleil le 31). Malgré ces conditions difficiles, on peut essayer d’observer sa conjonction serré avec Mercure le matin du vendredi 05/03.  ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

Tout le mois, après
6h30 (1er) / 5h (27)
/ 5h30* (le 31)

Saturne

Idem Jupîter sauf que cette planète se lève un peu plus tôt donc monte aussi un peu plus haut dans les lueurs de l’aube.

visuelle

1ère quinzaine,
en soirée

Lumière zodiacale

Quand la nuit noire commence à s’installer, on peut essayer de percevoir cette luminosité diffuse inclinée vers l’horizon Ouest. Elle correspond au reflet de la lumière du Soleil sur les poussières peuplant le plan du système solaire, donc suivant l’écliptique dans le ciel.

visuelle

Du 17 au 24,
le soir entre
20h et 22h

ISS

En fin de mois, la Station Spatiale Internationale (ISS) peut être observée en soirée pour un (ou deux) passage(s), comme un point très lumineux traversant le ciel de l’Ouest vers l’Est, en environ 5-6mn. Les horaires suivants sont ceux du début de l’observation : (17) 20h12, (18) 21h, (19) 20h13, (20) 21h02, (21) 20h14, (22) 21h04, (23) 20h16 et (24) 21h06. Ces horaires varient selon votre localisation géographique. Vous pouvez les vérifier pour votre siten sur Heavens Above

visuelle

ATTENTION AU SOLEIL: il ne faut jamais braquer un instrument optique dans la direction du Soleil, même au lever ou au coucher, car c’est très dangereux pour les yeux (risque de brûlure de la rétine, indolore car la rétine n’est pas sensible à la douleur, mais qui peut conduire à une cécité irréversible). Pour observer une éclipse, des équipement spéciaux (lunettes spéciales, filtres pour les jumelles, lunettes, télescopes, objectifs photo) sont obligatoires

Principales constellations du soir et objets remarquables

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Persée
(Perseus)

Héros (en grec « le pilleur ») qui a sauvé la vie d’Andromède. D’après la légende, il tombe amoureux de cette princesse et obtient de son père Céphée la promesse de l’épouser s’il arrive à la sauver. La seule solution qu’il trouve alors est d’aller tuer la Méduse, dont la simple vue « pétrifiait » (au sens littéral : « transformait en pierre »), et de lui couper la tête pour la mettre dans un sac. Le sang ayant coulé jusqu’à la mer donna naissance à Pégase sur lequel il chevauche à tire d’ailes pour arriver juste au moment où le monstre marin (la Baleine) allait dévorer Andromède. En sortant la tête de la Méduse du sac, il pétrifie le monstre au moment où il jaillit des flots pour saisir sa victime. Dans le ciel, Persée est représenté tenant à la main la tête de la Méduse figurée par Algol (l’Ogre) et le petit amas qui l’entoure. Il est curieux de noter que la variation d’éclat d’une étoile (en 3j environ ici), mystérieuse dans l’Antiquité a pu conduire à la considérer comme malfaisante ou au contraire admirable (voir Mira de la Baleine). L’objet M34 indiqué ci-dessous est un amas ouvert dont la grande taille rend le repérage très facile, presque à mi-chemin entre l’étoile Gamma d’Andromède (une double orange/bleue intéressante au télescope) et Algol.
Observation aux jumelles* : M34 (amas ouvert)

Eridan

Cette constellation très longue et sinueuse figure un fleuve mythique (parfois identifié au Pô, parfois au Rhône) dans lequel serait tombé Phaëton à la fin de sa course aventureuse le jour où il avait tenté de conduire le char de son père Phébus (le Soleil).

Le Taureau
(Taurus)

Inspirée par la légende d’Europe, le Taureau (métamorphose de Zeus pour la séduire) est une constellation du Zodiaque. Elle est caractérisé par le V formé par l’amas très étendu des Hyades qui forme sa tête, avec Aldébaran représentant son oeil droit, d’une couleur orangée très caractéristique (c’est une « géante rouge », étoile en fin de vie). Ce rapprochement montre bien le caractère arbitraire des constellations car Aldébaran (65 al environ) est deux fois plus proche que les Hyades (130 al environ) avec lesquels on l’associe. Les Pléïades (M45) sont un petit amas d’étoiles jeunes bleutées (50 à 100 millions d’années seulement) et, suivant son acuité visuelle, on peut distinguer de 5 à 9 étoiles à l’oeil nu dans ce groupe qui constitue un test. Le Taureau illustre bien l’évolution des étoiles : avec les « jeunes » Pléïades, la « vieille » Aldébaran, et la fameuse nébuleuse du Crabe (M1), véritable « cadavre » stellaire issu de l’explosion violente d’une supernova observée le 4 juillet 1054 par les chinois. Actuellement Mars traverse cette constellation se rapprochant des Pléïades le 3 et d’Aldébaran le 21.
Observation visuelle* : Aldébaran (géante rouge), Les Péïades/ M45 (amas ouvert).
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M37 (amas ouvert), M36 (amas ouvert), M38 (amas ouvert)

Orion

De l’avis de nombreux astronomes, Orion est la plus belle constellation du ciel avec sa silhouette humaine facilement identifiable. Dans le ciel, ce chasseur affronte le Taureau muni d’une toison et d’une massue. Selon la légende, Diane le fit piquer par le Scorpion pour calmer ses ardeurs amoureuses (ces deux constellations, opposées sur la voûte céleste ne peuvent jamais se voir simultanément). Son amour secret avec Eos (Aurore), déesse des crépuscules, fut révélé par Apollon à leur grande honte et cela expliquerait le rougissement du ciel au crépuscule quand Orion apparaît dans le ciel d’automne. A l’inverse quand le printemps voit disparaître Orion du ciel avant le matin, Aurore pleure son amour absent et cela provoquerait l’apparition de la rosée matinale… Comme Orion est au méridien (plein sud) en milieu de nuit vers Noël, les trois étoiles qui forment sa ceinture sont parfois appelées « les rois mages ». Dans son baudrier se situe la nébuleuse M42, la plus belle et le plus brillante du ciel boréal, où de nouvelles étoiles sont en train de naître. Orion étant la constellation la plus remarquable du ciel d’hiver, on peut facilement repérer toutes ses voisines en parcourant le « Grand G de l’hiver » qui lie les étoiles les plus brillantes du ciel à cette époque : Aldébaran, Capella, Castor, Pollux, Procyon (non visible sur la carte), Sirius, Rigel, Bellatrix et Betelgeuse. On peut remarquer les différences de nuances entre ces étoiles, certaines étant plutôt orangées (Aldébaran et Betelgeuse notamment qui sont de vieilles géantes rouges), d’autres bleutées (Sirius, Rigel et Bellatrix).
Observation aux jumelles* : M37 (amas ouvert), M36 (amas ouvert), M38 (amas ouvert)

Le Cocher
(Auriga)

La référence mythologique grecque de cette constellation n’est pas très claire (multiples versions) et peut-être faut-il plutôt remonter à des sources antérieures pour y voir la référence au « char » que les babyloniens plaçaient à cette endroit en nommant « cocher » son étoile principale. Aujourd’hui nommée Capella (la chèvre) elle est censée représenter la chèvre Amalthée qui servit de nourrice à Zeus. Comme la Voie Lactée traverse cette constellation, on peut y observer de nombreux objets dont les trois amas ouverts signalés ci-dessous (dans l’ordre de leur place dans le ciel, de l’extérieur vers l’intérieur).
Observation aux jumelles* : M41 (amas ouvert), M46>M37 (amas ouvert), M36 (amas ouvert), M47 (amas ouvert)

Les Gémeaux
(Gemini)

Inspirée par la légende des deux demi-frères Castor et Pollux, cette constellation du Zodiaque évoquent deux silhouettes humaines côte à côte. Leur nom sont maintenant utilisés pour leur deux étoiles principales figurant leurs têtes. A savoir : pour les nommer sans erreur, il suffit de se souvenir que Castor, avec un « C « , est du côté de Capella (du Cocher, voir plus haut). Dans les pieds de Castor, on peut facilement situer l’amas ouvert M35 assez remarquable (analogue à ceux du Cocher).
Observation visuelle* : M35 (amas ouvert)

Le Grand Chien
(Canis Major)

La constellation du Chien qui accompagne le chasseur Orion contient Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel nocturne. Appelée auparavant Canicula chez les romains (Canis = chien), elle nous a donné le terme « canicule  » car en cette période la plus chaude de l’été, elle leur apparaissait brièvement à l’aube. Elle est tellement brillante que les turbulences atmosphériques nous la font souvent voir comme dans un clignotement de couleurs variées. Dans la constellation voisine du Petit Chien, l’étoile principale Procyon doit son nom au fait qu’elle se lève un peu avant l’apparition du Grand Chien (Pro Cyon = avant le chien en grec). Comme la Voie Lactée longe le Grand Chien, cette région est riche en amas ouverts (M46 et M47 indiqués ci-dessous sont en fait dans la constellation de la Poupe). Au télescope on peut remarquer que M46, le plus fin des trois, contient une petite nébuleuse planétaire.
Observation visuelle* : M44 (amas ouvert)

Le Cancer
(Cancer)

C’est déjà une constellation du printemps qui apparaît. Constellation du Zodiaque, le Cancer n’a rien de remarquable car les étoiles qui le composent sont plutôt faibles. C’est surtout l’amas M44, très étendu et perceptible à l’oeil nu, qui permet habituellement de le situer.
Observation visuelle* : M44 (amas ouvert)

L’Hydre
(Hydra)

Selon plusieurs légende, ce serait l’Hydre de Lerne, monstre à 9 têtes qui repoussaient quand on les coupait. Elle fut vaincue par Hercule (constellation qui apparaît un peu plus tard dans la ciel). Malgré sa grande taille, cette constellation est assez difficile à identifier dans le ciel à cause de son parcours sinueux (c’est aussi le cas du fleuve Eridan situé près d’Orion). Ses deux constellations voisines, la Coupe et le Corbeau sont beaucoup plus reconnaissables avec leurs contours caractéristiques.

Le Lion
(Leo)

C’est la constellation principale du ciel de printemps, inspirée par le Lion de Némée de la légende d’Hercule. Constellation du Zodiaque, le Lion est facilement reconnaissable à la forme de « faucille  » dessinée par les étoiles de sa crinière et de son poitrail. Le ciel du printemps, qui nous éloigne de la Voie Lactée, est propice à l’observation de nombreuses galaxies (voir La Vierge ci-dessous). Plusieurs sont visibles juste sous le Lion et notamment le « couple  » constitué par M65 et M66, faciles à situer.
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M65M66 (galaxies)

La Vierge
(Virgo)

C’est l’autre grande constellation du ciel de printemps. Il ne s’agit pas de la Vierge Marie des chrétiens mais d’une déesse annonçant les moissons (parfois identifiée comme Cérès mais aussi à de nombreuses autres…). Son étoile principale est d’ailleurs nommée Spica (l’épi). Dans cette région du ciel (entre la queue du Lion, la Chevelure de Bérénice et la Vierge), les télescopes permettent d’observer de très nombreuses galaxies, de petite taille apparente étant donnée leur distance importante à nous (dans les 40-50 millions d’années-lumière environ). C’est le fameux « amas de la Vierge « , un très large amas de galaxies (plusieurs centaines dans une zone d’environ 7 millions années-lumière) qui se fonde à grande échelle dans le « super-amas  » de la Vierge (plusieurs milliers de galaxies dans un rayon de plus de 100 millions d’années-lumière), dont feraient partie également la nôtre (la Voie Lactée) et ses voisines du groupe local (dont M31 et M33).
Observation avec instruments (lunette/télescope) : amas de la Vierge (galaxies)

La Chevelure de
Bérénice
(Coma Berenices)

Selon la légende c’est la longue chevelure que la princesse Bérénice a sacrifiée pour obtenir la victoire de son époux (et son frère) parti à la guerre. Comme pour le Cancer, les étoiles de cette constellation ne sont pas très lumineuses et son identification n’est pas aisée. Dans cette région du ciel plutôt propice à l’observation de galaxies, on peut y voir un bel amas globulaire, c’est à dire un groupe d’étoiles situé hors de notre galaxie (la Voie Lactée) mais très proche d’elle.
Observation aux jumelles* : M53 (amas globulaire)