Eclipse totale du Lune du 16 mai

La mécanique céleste nous gratifie le lundi 16 mai au matin d’une éclipse totale de Lune dont l’observation sera réservée aux lève-tôt car se produisant entre 4h1/2 et 6h1/2. Déroulement du phénomène : 3h32 début de l’éclipse (pendant 1h, rien de bien spectaculaire car la Lune entre dans la pénombre de la Terre), 4h28 entrée de la Lune dans l’ombre de la Terre, 5h29 début de la totalité avec la Lune teintée en rouge mais l’ensemble du phénomène ne sera pas visible depuis la France car il sera interrompu par le coucher de la Lune et le lever du Soleil. Son observation ne sera pas aisée car l’éclipse se déroulera assez bas vers l’horizon sud-ouest mais cela vaudra le coup de la tenter car la prochaine visible en France n’aura lieu que dans presque 3 ans, le 14 mars 2025, et sera analogue (basse et interrompue par le coucher de Lune).

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Comme tous les observateurs du ciel, nous savons que la principale difficulté pour apprécier une belle nuit étoilée (et tous les objets diffus qu’elle recèle) est la possibilité de nous prémunir de toutes les pollutions lumineuses produites par nos éclairages trop nombreux et trop puissants. Le but de l’ANPCEN est justement de préserver l’environnement nocturne et de réduire les nuisances lumineuses pour que nous retrouvions enfin de belles nuits noires.

Carte du ciel Memosky : il nous en reste un petit stock. Pour en commander, veuillez nous contacter.

Horaires : tous les horaires indiqués dans nos éphémérides sont pour le site de Saint-Médard de Mussidan (45°01’53″N, 00°19’03″E), en heure légale (celle des montres et horloges). Cliquez sur la boussole pour la carte du Nord.

Lever et coucher du Soleil

Date

Aube

Lever

Coucher

Nuit

1er mai

5h36

6h48

21h04

22h17

15 mai

5h12

6h30

21h21

22h39

31 mai

4h52

6h16

21h37

23h01

Phases de la Lune

Phase

Date

Lever

Coucher

Nouvelle Lune

30 avril

6h47

20h47

Premier quartier

9 mai

13h25

4h15 (le 10)

Pleine Lune (éclipse)

16 mai

20h47 (le 15)

6h32

Dernier quartier

22 mai

3h06

12h49

Nouvelle Lune

30 mai

6h04

21h58

Phénomènes célestes remarquables du mois (et planètes)

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Date et horaire(s)

Phénomène

Description

Observ.

01/05 5h30-6h15

conjonction

Depuis avril, on peut observer le matin le « ballet » de 4 planètes alignées avec une répartition assez régulière le 19 avril et ensuite un décalage progressif de Vénus et Mars vers l’Est par rapport à Saturne et Jupiter qui se déplacent plus lentement dans le ciel (car plus éloignées du Soleil). Ce dimanche 1er mai, Vénus « frôle » Jupiter dans le ciel, les deux planètes les plus brillantes étant écartées de moins de 1°. Mars et Saturne complète le tableau à environ 16° et 34° plus à l’Ouest. Le décalage des planètes se poursuivra tout le mois jusqu’à la conjonction Mars-Jupiter du 29.

visuelle

02/05 22h30-6h

conjonction
fin croissant

Si l’on dispose d’un horizon Ouest bien dégagé (seulement 4° de hauteur à 22h30), on pourra essayer de repérer le très fin croissant de Lune (4%) se couchant dans les lueurs du crépuscule accompagné de Mercure proche (environ 3°).  ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

16/05 3h32-(8h51)

éclipse totale de Lune

Cette première éclipse de Lune de l’année sera difficilement observable en France car elle se déroulera assez basse vers l’horizon Sud-Ouest (environ 15° de hauteur à l’entrée dans l’ombre de la Terre, 8° au début de la totalité) et elle sera interrompue par le coucher de Lune (6h32). De plus l’aube commencera à éclaircir le ciel dès le début de la totalité et avant le coucher de Lune, le ciel sera devenu très clair car le Soleil se lève pratiquement au même moment. Cette observation vaut quand même la peine d’être tentée car la prochaine éclipse totale de Lune visible en France sera dans presque 3 ans, le 14 mars 2025, et dans des conditions pas meilleures (basse et interrompue par le coucher de Lune). Déroulement du phénomène :
– 3h32 début de l’éclipse avec l’entrée de la Lune dans la pénombre de la Terre : cette phase est sans intérêt car correspond juste à un assombrissement progressif de la pleine lune, pratiquement imperceptible sauf vers la fin
– 4h28 entrée de la Lune dans l’ombre de la Terre : pendant environ 1h, le limbe lunaire est progressivement « mangé » par l’ombre de la Terre au contour flou. Quand la portion encore éclairée se réduit pour être moins éblouissante, on peut percevoir que la partie plongée dans l’ombre prend une teinte rougeâtre.
– 5h29 début de la totalité : le limbe lunaire est entièrement plongé dans l’ombre de la Terre avec une teinte rouge plus ou moins marquée (qui est due à la déviation des rayons lumineux du Soleil par l’atmosphère terrestre, les plus déviés étant les rouges). Cette observation sera de plus en plus gênée par l’éclaircissement progressif du ciel car l’aube commence vers 5h15, heureusement du côté opposé (Est).
– 6h32 coucher de la Lune : le phénomène est interrompu alors que la phase de totalité n’est pas terminée. L’observations sera sans doute interrompue bien avant car l’éclaircissement du ciel deviendra plus intense, le Soleil se levant simultanément avec le coucher de Lune (comme toujours lors d’une pleine lune).

visuelle

22/05 3h15-6h

conjonction

La Lune gibbeuse presque au dernier quartier (57%), se lève assez proche de Saturne (environ 5°). au fur et à mesure de leur lever, Mars, Jupiter puis Vénus viennent compléter ce tableau.

visuelle

25/05 4h30-5h30

conjonction

Le croissant de Lune (25%), se lève sous la brillante Jupiter (environ 4°). formant un triangle serré avec Mars (à environ 3° de Jupiter). Saturne complète ce tableau à l’Ouest (à environ 35°), puis quand elle se sera levée (vers 5h), la très brillante Vénus à l’Est (à environ 23°).

visuelle

27/05 5h-5h30

conjonction

Le fin croissant de Lune (10%), se lève très proche de la très brillante Vénus (environ 1,5°). Ce tableau est complété à l’Est (environ 25°) par Jupiter et Mars (séparés de seulement 1,5°) et plus loin Saturne (environ 36° plus à l’Est).

visuelle

29/05 4h-5h30

conjonction

Alors qu’elles sont très proches dans le ciel depuis plusieurs jours (moins de 2° depuis le 26), c’est le jour du rapprochement le plus serré (moins de 1°) entre la très brillante Jupiter et Mars bien reconnaissable à sa couleur orangée. L’écart entre les deux planètes restera inférieur à 2° jusqu’au 2 juin.

visuelle

Horaire(s)

Planète

Conditions d’observation

Observ.

1ère semaine, avant
23h

Mercure

Sa proximité du Soleil et sa faible luminosité rendent toujours cette planète difficile à observer. Ayant atteint son élongation (écrat par rapport au Soleil) Est maximum le 29/04, elle peut être observée les premiers jours de mai dans les lueurs du crépuscule. ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

Tout le mois, après 5h30(1er) / 5h(31)

Vénus

Après sa conjonction très serrée avec Jupiter du 1er mai, elle devient la dernière planète à se lever de l’alignement des 4 planètes observables le matin et elle s’écarte de plus en plus de Jupiter au fil des jours.

visuelle

Tout le mois, avant
5h (1er) / 3h45 (31)

Mars

Au milieu de l’alignement des 4 planètes visibles le matin, elle se rapproche jour après jour de Jupiter jusqu’à la conjonction très serrée du 29. Encore loin de son opposition de décembre, son éclat actuel est comparable aux étoiles les plus brillantes qui dessine les constellations (mag ~1) mais elle bien reconnaissable à sa couleur orangée.

visuelle

Tout le mois après
5h30(1er) / 3h30(31)

Jupiter

Petite dernière fin avril de l’alignement des 4 planètes visibles le matin, elle est « croisée » successivement par les planètes qui se déplacent plus vite dans le ciel (car plus proches du Soleil), Vénus le 1er et mars le 29, pour se retrouver en seconde position après Saturne fin mai. Les conditions de son observation ne sont pas encore très bonnes car elle reste trop basse (moins de 15° de hauteur au début de l’aube le 31). Elles seront bien meilleures cet été.

visuelle

Tout le mois après
4h(1er) / 2h30(31)

Saturne

Cette planète est la première levée de l’alignement des 4 planètes observables le matin. Ces conditions d’observation commencent à devenir favorables en fin de mois (23° de hauteur au début de l’aube le 31) mais elles continueront à s’améliorer les prochains mois.

visuelle

A partir du 13,
le soir entre
22h30 et 1h

ISS

En 2ème moitié de mois, la Station Spatiale Internationale (ISS) peut être observée en soirée pour un (ou deux) passage(s), comme un point très lumineux traversant le ciel de l’Ouest vers l’Est, en environ 5-6mn. Les horaires suivants sont ceux du début de l’observation : (13) 23h16, (14) 22h29 et 0h05 (le 15), (15) 23h17 et 0h54 (le 16), (16) 22h28 et 0h06 (le 17), (17) 23h17 et 0h54 (le 18), (18) 22h28 et 0h06 (le 19), (19) 23h17 et 0h54 (le 20), (20) 22h28 et 0h06 (le 21), (21) 23h17 et 0h54 (le 22), (22) 22h28 et 0h05 (le 23), (23) 23h17, (24) 22h28 et 0h05 (le 25), (25) 23h16, (26) 22h28 et 0h04 (le 27), (27) 23h16, (28) 22h27 et 0h04 (le 29), (29) 23h15, (30) 22h26 et (31) 23h15 . Ces horaires varient selon votre localisation géographique. Vous pouvez les vérifier pour votre site sur Heavens Above

visuelle

ATTENTION AU SOLEIL: il ne faut jamais braquer un instrument optique dans la direction du Soleil, même au lever ou au coucher, car c’est très dangereux pour les yeux (risque de brûlure de la rétine, indolore car la rétine n’est pas sensible à la douleur, mais qui peut conduire à une cécité irréversible). Pour observer une éclipse, des équipement spéciaux (lunettes spéciales, filtres pour les jumelles, lunettes, télescopes, objectifs photo) sont obligatoires

Principales constellations du soir et objets remarquables

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Les Gémeaux
(Gemini)

Inspirée par la légende des deux demi-frères Castor et Pollux, cette constellation du Zodiaque évoquent deux silhouettes humaines côte à côte. Leur nom sont maintenant utilisés pour leur deux étoiles principales figurant leurs têtes. A savoir : pour les nommer sans erreur, il suffit de se souvenir que Castor, avec un « C », est du côté de Capella (du Cocher, voir plus haut). Dans les pieds de Castor, on peut facilement situer l’amas ouvert M35 assez remarquable (analogue à ceux du Cocher).
Observation visuelle* :  M35 (amas ouvert)

Le Cancer
(Cancer)

C’est déjà une constellation du printemps qui apparaît. Constellation du Zodiaque, le Cancer n’a rien de remarquable car les étoiles qui le composent sont plutôt faibles. C’est surtout l’amas M44, très étendu et perceptible à l’oeil nu, qui permet habituellement de le situer.
Observation visuelle* : M44 (amas ouvert)

L’Hydre
(Hydra)

Selon plusieurs légende, ce serait l’Hydre de Lerne, monstre à 9 têtes qui repoussaient quand on les coupait. Elle fut vaincue par Hercule (constellation qui apparaît un peu plus tard dans la ciel). Malgré sa grande taille, cette constellation est assez difficile à identifier dans le ciel à cause de son parcours sinueux (c’est aussi le cas du fleuve Eridan situé près d’Orion). Ses deux constellations voisines, la Coupe et le Corbeau sont beaucoup plus reconnaissables avec leurs contours caractéristiques.

Le Lion
(Leo)

C’est la constellation principale du ciel de printemps, inspirée par le Lion de Némée de la légende d’Hercule. Constellation du Zodiaque, le Lion est facilement reconnaissable à la forme de « faucille » dessinée par les étoiles de sa crinière et de son poitrail. Le ciel du printemps, qui nous éloigne de la Voie Lactée, est propice à l’observation de nombreuses galaxies (voir La Vierge ci-dessous). Plusieurs sont visibles juste sous le Lion et notamment le « couple » constitué par M65 et M66, faciles à situer.
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M65M66 (galaxies)

La Grande Ourse
(Ursa Major)

Constellation circumpolaire (c’est à dire qui tourne autour de l’étoile polaire sans jamais disparaître sous l’horizon), elle apparaît rarement sur nos cartes orientées au sud. C’est l’une des plus grandes constellations du ciel, beaucoup plus étendue que le « chariot » (ou « casserole ») à laquelle on la réduit souvent par méconnaissance. C’est l’occasion de remarquer que le Lion est juste sous ses pattes. Elle sert de repère principal dans le ciel boréal et c’est à partir d’elle que l’on situe habituellement la polaire (voir carte pour la zone nord). Un autre « alignement » remarquable : en prolongeant l’arc de sa queue (étoiles Megrez-Alioth-Mizar-Alkaïd), on trouve Arcturus puis plus loin Spica, ce qui permet de situer les constellations du Bouvier et de la Vierge. La galaxie indiquée ci-dessous se trouve en fait dans les Chiens de Chasse mais on la trouve depuis Alkaïd. Elle est double (une grosse galaxie « capturant » une plus petite) et distante d’environ 37 millions d’années-lumière.
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M65M66 (galaxie)

La Vierge
(Virgo)

C’est l’autre grande constellation du ciel de printemps. Il ne s’agit pas de la Vierge Marie des chrétiens mais d’une déesse annonçant les moissons (parfois identifiée comme Cérès mais aussi à de nombreuses autres…). Son étoile principale est d’ailleurs nommée Spica (l’épi). Dans cette région du ciel (entre la queue du Lion, la Chevelure de Bérénice et la Vierge), les télescopes permettent d’observer de très nombreuses galaxies, de petite taille apparente étant donnée leur distance importante à nous (dans les 40-50 millions d’années-lumière environ). C’est le fameux « amas de la Vierge », un très large amas de galaxies (plusieurs centaines dans une zone d’environ 7 millions années-lumière) qui se fonde à grande échelle dans le « super-amas » de la Vierge (plusieurs milliers de galaxies dans un rayon de plus de 100 millions d’années-lumière), dont feraient partie également la nôtre (la Voie Lactée) et ses voisines du groupe local (dont M31 et M33).
Observation avec instruments (lunette/télescope) : amas de la Vierge (galaxies)

La Chevelure de
Bérénice
(Coma Berenices)

Selon la légende c’est la longue chevelure que la princesse Bérénice a sacrifiée pour obtenir la victoire de son époux (et son frère) parti à la guerre. Comme pour le Cancer, les étoiles de cette constellation ne sont pas très lumineuses et son identification n’est pas aisée. Dans cette région du ciel plutôt propice à l’observation de galaxies, on peut y voir un bel amas globulaire, c’est à dire un groupe d’étoiles situé hors de notre galaxie (la Voie Lactée) mais très proche d’elle.
Observation aux jumelles* : M53 (amas globulaire)

Le Bouvier
(Bootes)

La référence mythologique de cette constellation est relativement imprécise, soit le surveillant de l’Ourse, soit le guide du « chariot » que les romains voyaient à l’emplacement de la Grande Ourse. Elle est assez facile à reconnaître avec sa forme pointue évoquant un cornet de glace ou une flûte à champagne. Sa pointe, Arcturus, est l’une des étoiles les plus brillantes du ciel : la 4ème de tout le ciel mais la seconde visible dans le ciel boréal, après Sirius (et devançant de peu Vega). En 1635, elle fut la première étoile observée en plein jour avec un télescope (par Morin, astrologue -et astronome- de Louis XIII).
Observation visuelle* : Arcturus (étoile)

La Couronne Boréale
(Corona Borealis)

Cette constellation de la Couronne, dont le qualificatif « boréal » la distingue de son homologue située plus au Sud (dite « australe »), figure bien la forme d’un diadème en demi-cercle avec en son milieu son étoile la plus brillante, Gemma (la perle). Elle est donc facilement identifiable à l’Est du Bouvier. Selon la légende, il s’agit de la couronne de la princesse Ariane (fille de Minos qui a permis à Icare de s’échapper du labyrinthe avec son fameux « fil »).

Hercule
(Hercules)

Cette constellation figure bien entendu le héros légendaire du mythe des douze travaux. Elle est facilement reconnaissable à ses deux trapèzes centraux, l’un assez régulier et l’autre plus « ouvert », qui peuvent figurer un grand « H » comme « Hercule ». Pour se représenter la figure humaine, il faut penser que le héros est représenté tête en bas, le trapèze régulier figurant son « pagne » (ou ses cuisses) et le trapèze le plus large son torse aux épaules impressionnantes. L’une de ses jambes est repliée (donc genou posé au sol) alors que son autre pied repose sur la tête du Dragon qu’il a terrassé, prenant donc une pose assez classique d’un chasseur et de son trophée… L’amas globulaire M13, très facile à situer dans le trapèze régulier, est le plus beau du ciel boréal mais il fait pâle figure à côté du géant du ciel austral, Oméga du Centaure, qui est quatre fois plus étendu. Les amas globulaires sont des groupes d’étoiles détachés de notre galaxie (la Voie Lactée) et situés hors du plan galactique. C’est pourquoi le printemps, quand la Voie Lactée est presque absente du ciel, est favorable à leur observation comme pour les galaxies de l’amas de la Vierge ou du Lion. Mis à part les autres galaxies, ces amas sont donc des objets très éloignés (de l’ordre de 20.000 à 50.000 années-lumière).
Observation aux jumelles* : M13 (amas globulaire)

Ophiuchus et
Le Serpent (Serpens)

Cette immense constellation figure Esculape, le médecin légendaire capable de ressusciter les morts après avoir tué un Serpent, constellation entremêlée avec lui. D’où parfois le nom de « Serpentaire » qu’on lui donne également. Cette constellation nous permet d’évoquer la caractère totalement arbitraire de l’astrologie moderne : du fait de la précession des équinoxes, lente rotation mécanique de l’axe Nord-Sud de la Terre (en environ 26.000 ans), le plan de l’écliptique où se situent Soleil et planètes oscille lentement par rapport aux étoiles donc aux constellations, ce qui décale complètement les véritables repères astronomiques par rapport aux éléments traditionnels de l’astrologie (les 12 constellations du Zodiaque). Actuellement l’écliptique traverse Ophiuchus, ce qui fait de lui la 13ème constellation du Zodiaque et sa traversée par le Soleil est à tort attribuée au Scorpion (où il ne passe réellement que 6 jours). De plus, les passages du Soleil dans les constellations ne correspondent plus aux dates « habituelles » (en fait « antiques ») qu’on leur attribue généralement, le décalage étant d’environ un mois (par exemple un prétendu natif de la Vierge est généralement du Lion). Parmi les amas globulaires observables avant l’été, on trouve M5 dans la partie occidentale du Serpent.
Observation aux jumelles* : M5 (amas globulaire)

La Balance
(Libra)

Cette modeste constellation du Zodiaque faisait initialement partie du Scorpion dont elle constituait les pinces. Elle en a, semble-t-il, été détachée au IIIème siècle avant JC par les Egyptiens pour créer une douzième constellation dans le Zodiaque (et en utilisant le symbole mythique de la pesée des âmes par Anubis). Cette modification pris tout son sens avec les Romains au moment de la réforme du calendrier julien puisque l’équinoxe d’automne (équilibre exact entre jour et nuit) avait lieu à cette époque pendant le passage du Soleil à cet endroit du ciel (aujourd’hui dans la Vierge du fait de la précession des équinoxes).

Le Scorpion
(Scorpio)

Cette constellation du Zodiaque est remarquable par son étoile principale très brillante et rougeâtre, Antarès, qui forme avec les trois étoiles qui la précèdent une forme d’éventail figurant la tête de l’animal. Selon la légende c’est le Scorpion que la déesse Diane envoya pour tuer Orion, ce qui explique les positions opposées (l’une se lève quand l’autre se couche) de ces constellations dans le ciel pour qu’elles ne se rencontrent jamais plus. Antarès, avec sa couleur et son éclat ressemble à Mars, d’où son nom grec qui signifie littéralement « rivale de Mars » (anti-Arès). Juste à côté se situe l’un des plus beau amas globulaire du ciel boréal, pratiquement égal à M13 en taille, dont l’éclat est malheureusement terni par sa brillante voisine.
Observation aux jumelles* : M4 (amas globulaire)