Bientôt la conjonction du siècle !

Depuis plusieurs semaines déjà, on peut observer cet automne le rapprochement progressif de Jupiter et Saturne. Ces deux planètes seront en conjonction le 21 décembre prochain avec un écart record de seulement 6′ (1/10ème de degré). Cela ne s’est pas produit depuis près de 4 siècles, précisément le 16 juillet 1623 (5′). Malheureusement elle ne sera peut-être pas facile à observer car très basse sur l’horizon Sud-Ouest (environ 10° en début de nuit noire) et avec un aléa météo très fort en cette saison. Cette conjonction historique se produisant aussi près de la fête de Noël peut nous faire penser à la mythique étoile de Bethléem, dont Johannes Képler pensait qu’il pouvait s’agir d’une conjonction planétaire survenue en l’an 7 av. JC. En tout cas, on pourrait y voir un signe sympathique dans le ciel en cette fin d’année 2020 tellement particulière et morose.

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Comme tous les observateurs du ciel, nous savons que la principale difficulté pour apprécier une belle nuit étoilée (et tous les objets diffus qu’elle recèle) est la possibilité de nous prémunir de toutes les pollutions lumineuses produites par nos éclairages trop nombreux et trop puissants. Le but de l’ANPCEN est justement de préserver l’environnement nocturne et de réduire les nuisances lumineuses pour que nous retrouvions enfin de belles nuits noires.

Carte du ciel Memosky : il nous en reste un petit stock. Pour en commander, veuillez nous contacter.

Horaires : tous les horaires indiqués dans nos éphémérides sont pour le site de Saint-Médard de Mussidan (45°01’53″N, 00°19’03″E), en heure légale (celle des montres et horloges). Cliquez sur la boussole pour la carte du Nord.

Lever et coucher du Soleil

Date

Aube

Lever

Coucher

Nuit

1er décembre

7h07

8h17

17h18

18h28

15 décembre

7h19

8h31

17h17

18h29

31 décembre

7h26

8h37

17h27

18h38

Phases de la Lune

Phase

Date

Lever

Coucher

Pleine Lune

30 novembre

17h29

9h14 (le 1er)

Dernier quartier

8 décembre

0h23

14h01

Nouvelle Lune

14 décembre

8h11

17h08

Premier quartier

22 décembre

13h34

1h49 (le 23)

Pleine Lune

30 décembre

17h41

9h52 (le 31)

Phénomènes célestes remarquables du mois (et planètes)

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Date et horaire(s)

Phénomène

Description

Observ.

01/12- 11/12
soirée

ISS

Pendant une dizaine de jours, la Station Spatiale Internationale(ISS) peut être observée en soirée pour un (ou deux) passage(s), comme un point très lumineux traversant le ciel de l’Ouest vers l’Est, en environ 5-8mn (selon la longueur de son trajet, disparaissant dans l’ombre de la Terre). Les horaires suivants sont ceux du début de l’observation : (1) 19h03, (2) 18h15, (3) 19h04, (4) 18h17, (5) 19h06, (6) 18h19 19h56, (7) 19h08, (8) 18h20,(9) 19h10, (10) 18h22. Ces horaires varient selon votre localisation géographique. Vous pouvez les vérifier sur ce site : HeavensAbove

visuelle

12/12 6h30-7h30

conjonction

Le fin croissant de Lune (8%) surplombe la très brillante Vénus à son lever (à environ 7°). Le lendemain, la situation sera inversée mais le très fin croissant (3%) sera difficile à observer car très bas (8° à 8h). ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

13/12 18h30-7h
(maximum à 2h)

étoiles filantes

Si on en croit les prévisions des spécialistes, le 14/12 devrait voir le maximum de l’essaim des Géminides avec peut-être 120 à l’heure, et le ciel noir de la nouvelle lune favorisera leur observation. Leur nom indique qu’elles semblent provenir d’un point située dans la région des Gémeaux mais pour observer les étoiles filantes, il suffit d’essayer d’embrasser du regard la plus grande portion de ciel possible (plutôt côté Est). Les essaims de météorites correspondent au passage de la Terre dans une « trace sale » laissée par un comète. Pour les géminides, c’est 3200 Phaeton, un astéroïde, qui est sans doute un noyau de comète « éteinte » ayant laissé derrière elle ces petits graviers que nous percutons.

visuelle

14/12 17h12-17h14

éclipse totale
de soleil

Cette éclipse survient peu après le coucher de Lune pour nous donc elle sera totalement inobservable pour nous, pas même partielle. Elle ne sera visible qu’au Chili et en Argentine, comme celle du 2 juillet 2019 mais probablement dans de meilleures conditions puisque proche de midi (local) et presque en été.

média

17/12 18h-19h30

conjonction

Seulement quelques jours avant leur Grande Conjonction (voir ci-dessous) et alors que les deux planètes Jupiter et Saturne sont déjà très proches (environ 0.5°), elles sont accompagnées (environ7°) au coucher par un fin croissant de Lune (12%).

visuelle

21/12 17h59

solstice
d’hiver

Dans l’hémisphère nord, c’est le jour le plus court de l’année (environ 8h30 en France). C’est à dire que le Soleil s’est écarté au maximum au sud de l’équateur, qu’il se lève presque au Sud-Est et se couche vers le Sud-Ouest. On peut remarquer cette situation en repérant sa position sur l’horizon au moment de son coucher ou de son lever, pour constater qu’elle atteint son décalage maximum vers le Sud (attention : poursuivre l’observation sur une certaine durée car durant les 5j avant et 5j après la position semble pratiquement « stationnaire »). C’est l’inclinaison de l’écliptique par rapport à l’équateur (donc l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre par rapport à son orbite autour du Soleil) qui provoquele phénomène des saisons, inversé entre l’hémisphère nord et la sud (là-bas c’est le début de l’été).

calendrier

21/12 18h-19h30
(du 20 au 22/12)

conjonction
historique

Jupiter et Saturne ne sont séparées que de 0.1°, ce qui ne s’est pas produit depuis près de400 ans (le 16 juillet 1623) ! A l’œil nu, Saturne sera complètement masqué par la très brillante Jupiter mais dans un télescope on aura l’occasion d’observer en même temps les deux planètes (aussi le 20 et 22). Malheureusement ce phénomène se déroule très bas vers l’horizon Sud-Ouest (environ 10° à 18h30) pour pouvoir l’observer dans de bonnes conditions, sans oublier l’aléa météo important en hiver) Cet évènement rare survenant près de Noël n’est pas sans rappeler le mythe de l’étoile de Bethléem que Johannes Képler attribuait à une triple conjonction Jupiter-Saturne en l’an 7 avant JC.

visuelle

23/12 18h30-1h30

conjonction

La Lune gibbeuse (66%) est assez proche (environ 7°) de Mars bien reconnaissable à sa couleur orangée. Le lendemain soir ce sera analogue avec un écart d’environ10°

visuelle

Horaire(s)

Planète

Conditions d’observation

Observ.

Tout le mois

Mercure

Cette planète est toujours difficile à observer en raison de sa proximité au Soleil. En décembre c’est impossible et il faudra attendre le 10 janvier pour la voir revenir le soir.

non

Tout le mois après
6h (1er) / 7h15 (31)

Vénus

La très brillante Vénus est visible dans le ciel du matin jusque tard dans les lueurs de l’aube mais dans des conditions de moins en moins favorables car elle se rapproche progressivement du Soleil et se lève de plus en plus tard.

visuelle

Tout le mois avant
3h30 (1er) / 2h30 (31)

Mars

Depuis l’opposition (14/10), c’est encore une période d’observation assez favorable pour la planète Mars même si son éclat a diminué fortement (magnitude -1.1). Sa couleur orangée la rend immanquable dans le ciel. Pour l’observer aux instruments, il vaut mieux la laisser monter un peu vers le méridien sud (+50°à 20h30 le 1er, 19h le 30).

visuelle

Tout le mois avant
20h30 (1er) / 19h (31)

Jupiter

Cette planète est basse dès le début de nuit pour être observée aux instruments mais on pourra essayer de suivre son rapprochement progressif de Saturne tout le mois (écart de 2°le 1er) jusqu’à la conjonction très serrée du 21 (voir plus haut) et leur croisement (Saturne précédant Jupiter de 1° le 31).

visuelle

Idem Jupiter

Saturne

Voir Jupiter ci-dessus.

visuelle

ATTENTION AU SOLEIL: il ne faut jamais braquer un instrument optique dans la direction du Soleil, même au lever ou au coucher, car c’est très dangereux pour les yeux (risque de brûlure de la rétine, indolore car la rétine n’est pas sensible à la douleur, mais qui peut conduire à une cécité irréversible). Pour observer une éclipse, des équipement spéciaux (lunettes spéciales, filtres pour les jumelles, lunettes, télescopes, objectifs photo) sont obligatoires

Principales constellations du soir et objets remarquables

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Le Verseau (Aquarius)
et Le Poisson Austral
(Piscis Austrinus)

Cette constellation du Zodiaque évoque Ganymède, jeune garçon enlevé par Jupiter pour servir l’eau à sa table. Le Poisson Austral (nommé ainsi pour le distinguer de la constellation des Poissons) nage en remontant le filet d’eau qui s’écoule de la cruche du Verseau. On y trouve l’étoile très brillante (presque égale à Deneb en magnitude) Fomalhaut, « la bouche du poisson » en arabe. Des observations dans l’infrarouge ont démontré la présence autour d’elle d’un disque de « poussière » indiquant que c’est une étoile assez jeune (200 à 300 millions d’années) susceptible de posséder des planètes en orbite (peut-être en cours de formation).
Observation aux jumelles* : M2 (amas globulaire)

Pégase
(Pégasus)

Constellation « vedette » du ciel de l’automne, il nous raconte la légende d’Andromède avec les constellations voisines Céphée, Cassiopée, Andromède, Persée et la Baleine (en fait le « monstre marin » pour les Grecs). Pégase est né de la rencontre du sang de la Méduse (à la tête tranchée par Persée) et de l’eau de mer. Il est représenté dans le ciel jaillissant de l’eau et les constellations situées sous lui sont des éléments aquatiques (les Poissons et la Baleine). Il est facilement reconnaissable au « grand carré » qu’il forme dans le ciel, vide de toute étoile brillante. L’amas globulaire M15 signalé ci-dessous est assez petit.
Sur la carte nous avons signalé l’étoile 51 de cette constellation (cette numérotation correspond à la cartographie de Flamsteed publiée au XVIIIème siècle par cet astronome anglais contemporain de Newton). En effet, c’est autour d’elle qu’orbite la première exoplanète découverte en 1995 par une équipe franco-suisse à l’aide du télescope de 1,93m de l’Observatoire de Haute-Provence. Ella a été baptisée officiellement « Helvetios » en décembre 2015 par l’UAI. Une exoplanète est une planète orbitant autour d’une autre étoile que notre Soleil. On ne peut connaître son existence que par des méthodes indirectes, nos technologies actuelles ne permettant pas de les « voir » directement. A ce jour, nous connaissons environ 4.360 exoplanètes, mais environ 2.550 observations sont en attente de confirmation, notamment certaines détectées par les sonde spécialisée Kepler (Nasa) et Corot (ESA). D’après des extrapolations statistiques à partir des exoplanètes en orbite (peut-être en cours de formation).
Observation visuelle* : M15 (amas globulaire)

Andromède
(Andromeda)

Fille de Céphée et Cassiopée, sa mère qui vanta tant sa beauté qu’elle attira le courroux de Poséïdon sur cette princesse. Vouée à périr sous les crocs du monstre marin, enchaînée à un rocher face à la mer, elle ne dut son salut qu’au courage de Persée (et la rapidité de Pégase). L’objet M31 qu’on y trouve est tout à fait extraordinaire : c’est la grande galaxie la plus proche de nous, mais à près de 2,5 millions d’années-lumière, c’est l’objet le plus lointain que l’on puisse observer à l’œil nu. Si notre vue était plus sensible, nous la verrions comme une très grande ellipse dans le ciel (environ 6 fois la taille de la pleine lune en longueur).
Observation visuelle* : M31 (galaxie)

Persée
(Perseus)

Héros (en grec « le pilleur ») qui a sauvé la vie d’Andromède. D’après la légende, il tombe amoureux de cette princesse et obtient de son père Céphée la promesse de l’épouser s’il arrive à la sauver. La seule solution qu’il trouve alors est d’aller tuer la Méduse, dont la simple vue « pétrifiait » (au sens littéral : « transformait en pierre »), et de lui couper la tête pour la mettre dans un sac. Le sang ayant coulé jusqu’à la mer donna naissance à Pégase sur lequel il chevauche à tire d’ailes pour arriver juste au moment où le monstre marin (la Baleine) allait dévorer Andromède. En sortant la tête de la Méduse du sac, il pétrifie le monstre au moment où il jaillit des flots pour saisir sa victime. Dans le ciel, Persée est représenté tenant à la main la tête de la Méduse figurée par Algol (l’Ogre) et le petit amas qui l’entoure. Il est curieux de noter que la variation d’éclat d’une étoile (en 3j environ ici), mystérieuse dans l’Antiquité a pu conduire à la considérer comme malfaisante ou au contraire admirable (voir Mira de la Baleine). L’objet M34 indiqué ci-dessous est un amas ouvert dont la grande taille rend le repérage très facile, presque à mi-chemin entre l’étoile Gamma d’Andromède (une double orange/bleue intéressante au télescope) et Algol.
Observation aux jumelles* : M34 (amas ouvert)

Le Triangle
(Triangulum)

Cette petite constellation serait sans intérêt si on n’y trouvait M33, autre grande galaxie de notre groupe local, comme M31. Située à une distance comparable, elle est plus difficile à voir car elle se présente de face, donc avec une luminosité beaucoup plus diffuse. Elle serait visible à l’oeil nu dans un ciel de très bonne qualité (sans pollution lumineuse).
Observation aux jumelles* : M33 (galaxie spirale)

Les Poissons
(Pisces)

Cette constellation du Zodiaque est inspirée de la légende d’Aphrodite et d’Eros qui, effrayés par le monstre Typhon pendant leur bain, se transformèrent en deux poissons attachés par la queue pour ne pas se perdre (c’est aussi de cette façon que les poissons étaient vendus à l’étal du marché dans l’Antiquité). Difficiles à discerner car leurs étoiles ne sont pas très brillantes, ils sont situés de part et d’autre du « grand carré » de Pégase. Le « V » qu’ils forment pointe presque juste sur la fameuse étoile Mira de la Baleine. Mars est actuellement dans cette constellation.

La Baleine
(Cetus)

Cette constellation était en fait le « monstre marin » (Cetus, d’où vient « cétacé ») mais les chrétiens et Jonas sont passés par là… Son étoile Mira (l’Admirable, la Magnifique), située en son milieu (et pointée par le « V » des Poissons) est particulièrement remarquable car c’est une étoile variable à période très longue (11 mois environ) qui passe d’une grande brillance à son maximum (analogue aux 7 étoiles principales de la Grande Ourse) à une extinction progressive (invisible à l’œil nu pendant environ la moitié de son cycle). Ce phénomène exceptionnel lui a valu son nom.
Observation visuelle : Mira (étoile variable)

Eridan

Cette constellation très longue et sinueuse figure un fleuve mythique (parfois identifié au Pô, parfois au Rhône) dans lequel serait tombé Phaëton à la fin de sa course aventureuse le jour où il avait tenté de conduire le char de son père Phébus (le Soleil). La comète 46P est dans cette constellation en début de mois.

Le Bélier
(Aries)

Cette constellation du Zodiaque évoque le fameux bélier qui était couvert de la Toison d’Or que les argonautes allèrent conquérir avec le navire Argo (énorme constellation qui a été découpée en Poupe, Carène et Voiles au XVIIIème siècle pour des raisons pratiques).

Le Taureau
(Taurus)

Inspirée par la légende d’Europe, le Taureau (métamorphose de Zeus pour la séduire) est une constellation du Zodiaque. Elle est caractérisé par le V formé par l’amas très étendu des Hyades qui forme sa tête, avec Aldébaran représentant son oeil droit, d’une couleur orangée très caractéristique (c’est une « géante rouge », étoile en fin de vie). Ce rapprochement montre bien le caractère arbitraire des constellations car Aldébaran (65 al environ) est deux fois plus proche que les Hyades (130 al environ) avec lesquels on l’associe. Les Pléïades (M45) sont un petit amas d’étoiles jeunes bleutées (50 à 100 millions d’années seulement) et, suivant son acuité visuelle, on peut distinguer de 5 à 9 étoiles à l’oeil nu dans ce groupe qui constitue un test. Le Taureau illustre bien l’évolution des étoiles : avec les « jeunes » Pléïades, la « vieille » Aldébaran, et la fameuse nébuleuse du Crabe (M1), véritable « cadavre » stellaire issu de l’explosion violente d’une supernova observée le 4 juillet 1054 par les chinois.
Observation visuelle* : Aldébaran (géante rouge), Les Péïades/ M45 (amas ouvert).
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M1 (nébuleuse, reste de supernova)

Orion

De l’avis de nombreux astronomes, Orion est la plus belle constellation du ciel avec sa silhouette humaine facilement identifiable. Dans le ciel, ce chasseur affronte le Taureau muni d’une toison et d’une massue. Selon la légende, Diane le fit piquer par le Scorpion pour calmer ses ardeurs amoureuses (ces deux constellations, opposées sur la voûte céleste ne peuvent jamais se voir simultanément). Son amour secret avec Eos (Aurore), déesse des crépuscules, fut révélé par Apollon à leur grande honte et cela expliquerait le rougissement du ciel au crépuscule quand Orion apparaît dans le ciel d’automne. A l’inverse quand le printemps voit disparaître Orion du ciel avant le matin, Aurore pleure son amour absent et cela provoquerait l’apparition de la rosée matinale… Comme Orion est au méridien (plein sud) en milieu de nuit vers Noël, les trois étoiles qui forment sa ceinture sont parfois appelées « les rois mages ». Dans son baudrier se situe la nébuleuse M42, la plus belle et le plus brillante du ciel boréal, où de nouvelles étoiles sont en train de naître. Orion étant la constellation la plus remarquable du ciel d’hiver, on peut facilement repérer toutes ses voisines en parcourant le « Grand G de l’hiver » qui lie les étoiles les plus brillantes du ciel à cette époque : Aldébaran, Capella, Castor, Pollux, Procyon (non visible sur la carte), Sirius, Rigel, Bellatrix et Betelgeuse. On peut remarquer les différences de nuances entre ces étoiles, certaines étant plutôt orangées (Aldébaran et Betelgeuse notamment qui sont de vieilles géantes rouges), d’autres bleutées (Sirius, Rigel et Bellatrix).
Observation aux jumelles* : M42 (nébuleuse)

Le Cocher
(Auriga)

La référence mythologique grecque de cette constellation n’est pas très claire (multiples versions) et peut-être faut-il plutôt remonter à des sources antérieures pour y voir la référence au « char » que les babyloniens plaçaient à cette endroit en nommant « cocher » son étoile principale. Aujourd’hui nommée Capella (la chèvre) elle est censée représenter la chèvre Amalthée qui servit de nourrice à Zeus. Comme la Voie Lactée traverse cette constellation, on peut y observer de nombreux objets dont les trois amas ouverts signalés ci-dessous (dans l’ordre de leur place dans le ciel, de l’extérieur vers l’intérieur).
Observation aux jumelles* : M37 (amas ouvert), M36 (amas ouvert), M38 (amas ouvert)

Les Gémeaux
(Gemini)

Inspirée par la légende des deux demi-frères Castor et Pollux, cette constellation du Zodiaque évoquent deux silhouettes humaines côte à côte. Leur nom sont maintenant utilisés pour leur deux étoiles principales figurant leurs têtes. A savoir : pour les nommer sans erreur, il suffit de se souvenir que Castor, avec un « C », est du côté de Capella (du Cocher, voir plus haut). Dans les pieds de Castor, on peut facilement situer l’amas ouvert M35 assez remarquable (analogue à ceux du Cocher).
Observation aux jumelles* :  M35 (amas ouvert)

Le Grand Chien
(Canis Major)

La constellation du Chien qui accompagne le chasseur Orion contient Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel nocturne. Appelée auparavant Canicula chez les romains (Canis = chien), elle nous a donné le terme « canicule » car en cette période la plus chaude de l’été, elle leur apparaissait brièvement à l’aube. Elle est tellement brillante que les turbulences atmosphériques nous la font souvent voir comme dans un clignotement de couleurs variées. Dans la constellation voisine du Petit Chien, l’étoile principale Procyon doit son nom au fait qu’elle se lève un peu avant l’apparition du Grand Chien (Pro Cyon = avant le chien en grec).